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Le point route du tome 2

Le doute.

Je patauge dedans. Alors tant qu’à faire, je vais me lancer dans un point route psy. Je vais me livrer, écrire à cœur ouvert. (Oh que c’est beau !) Contents lecteurs ? (Fuyez !)

Trop tard.

Chère Mireille Dumas,

Je me demande si le tome 2 sera assez drôle. Je ne me trouve plus drôle, je n’ai plus de chute ni de gag. C’est embêtant. C’est le coup de la panne même si le découpage est terminé depuis des mois, je me relis en me disant « C’est plat » « Ils ne vont jamais se marrer pour ça ! » « Est-ce que l’essentiel est bon ? » « Simplifie. » « Tu ne peux pas simplifier plus ? » « Bon, voyons voir le rythme maintenant… » « Je suis sûre qu’il manque quelque chose d’essentiel que j’ai oublié », « Être ou ne pas être ? »

 

planches sans couleurs - Les teintes sont justes en repères.

 

Je me demande s’il est assez bien ficelé, si j’ai fait passer ce que je voulais vraiment ou si je n’ai pas encore assez creusé. A vrai dire pour le tome 1, c’était pire, Mireille, le doute était mon compagnon quotidien. Je ne savais pas que des lecteurs fous me prendraient 6 exemplaires d’un coup ! (Vachement sympa merci !) Est-ce que c’est grave Docteur ? Est-ce que j’en serai satisfaite, moi, qui ne suis jamais satisfaite de rien ?

Mais, ce n’est pas le coup de la panne qu’elle nous fait, c’est le coup du créateur en mal d’inspiration, ça ! Pouah, c’est d’un commun !

Assez de nombrilisme Mireille, ça dégouline, c’est dégoutant ce déballage. Ces blogueurs en introspection, ça colle la migraine !

En simple et concis, cela donne :

J’en suis à 53 planches sur 130. Les petits lutins qui me conseillent m’ont dit que c’était mieux dessiné que le 1er (lecteurs, imaginez l’inverse : « Pfiou, Juliette, tu dessines bourrée, ou bien ?!) et que je faisais moins de fautes ce qui leur donne moins de travail de correction.

Je n’ai toujours pas trouvé le mot signifiant « non-interruptible » puisque le mot interruptible n’existe pas. Interrompable n’existe pas plus.

Pour finir établissons un sondage collectif :

1 / A qui, j’ai donné mal au crâne ?

2 / Préférez-vous lire : « Çà se défend » ou « Cela se défend » ?
Le mâle a une revendication quand au phrasé de son personnage, il ne veut pas de Çà, langage trop familier pour l’écrit qu’il dit !

3 / Préférez-vous lire : « Il sent pas des pieds » ou « Il ne sent pas des pieds » ?

Voilà Mireille, c’est le mot de la fin. Il est 16h39 et j’ai un petit creux.

Hein ? Quoi Mireille ? C’est pas très vendeur ? Il faudrait plutôt que je dise que je travaille jour et nuit d’arrache pied et que le tome 2 va envoyer du pâté ou buter du steak, que je suis trop fière de mon 3ème « bébé » ? Mouais bof, aujourd’hui c’est pathos.

 

 

 

 

 

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