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Pourquoi faire un enfant ?

Je pose la question au parent qui a un ou plusieurs enfants mais sans en vouloir au départ. Et peut-être même qu’il n’a pas changé d’avis avec le temps. A ceux qui disent, je les aime, mais… Je serai mieux sans. Pourquoi faire un enfant ?

Au début du blog, un certain Rodolphe avait laissé un commentaire très intéressant à ce sujet qui ne m’avait pas laissé indifférente. Il y a eu un reportage sur ce sujet sur Arte, il y a quelques années d’ailleurs. En rustre tenancière des lieux, je n’ai pas répondu à Rodolphe mais… je m’étais dit que je donnerai la parole un de ces 4, à ces parents qui sont parents sans avoir voulu d’enfants. J’aimerai beaucoup que vous réagissiez dans les commentaires. Je modèrerai tout ce qui constitue un jugement moralisateur car il n’a jamais été question de propagande à l’enfantement dans mes murs et encore moins conseils ou leçons.

pourquoi faire un enfant

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79 réponses à “Pourquoi faire un enfant ?

  1. C’est intéressant, cette question. Pour le coup, je ne me la suis jamais posée: j’ai toujours voulu avoir des enfants, j’ai pu en avoir, je ne me suis pas remise en question une seule seconde… Et puis un jour, en discutant avec mes voisins (mariés depuis 10 ans, sans enfants), nous tâtons le terrain, histoire de ne pas faire des gaffes en série: j’essaie de ne pas être intrusive, après tout, c’est personnel et intime, mais je ne veux pas non qu’on me reproche de ne pas être attentive aux peines/chagrins des autres, et dieu sait que galérer pour avoir un bébé quand la voisine les enchaîne, ça doit être super relou/triste. Bref. « Nous n’avons pas d’enfants parce qu’on ne sait pas pourquoi on devrait en avoir ». Dit comme ça, ça donne à réfléchir: est ce la société qui nous dicte « mariez-vous, faites des enfants, vous serez heureux »? Est-ce une mode? Une amie a qui j’ai posé la question a haussé les épaules et répondu « bah! c’est la logique même de la vie: sans enfants, l’espèce humaine va s’éteindre ». Avec tout ça, j’ai mes enfants et je n’imagine pas ma vie sans eux. Mais je ne sais toujours pas pourquoi j’en ai 🙂 PS: mes voisins ont eu un bébé en janvier.

  2. C’est marrant, cette question je me la pose souvent ces temps-ci et pourtant je suis arrivée sur ce blog par hasard. Je m’explique: J’ai un petit garçon d’un peu plus d’1 an. Je l’ai fortement désiré (une envie d’enfant qui prend aux tripes). Je me suis toujours envisagée comme une maman (d’au moins 2 enfants)… et maintenant que je le suis, je me dis que je n’ai peut-être pas toutes les qualités pour faire une maman. Je suis impatiente et nerveuse, j’ai besoin de beaucoup de sommeil, j’ai besoin de temps pour moi… et je m’en rends compte maintenant que j’ai mon fils. J’en suis venue à me dire qu’il sera fils unique parce que je ne pense pas pouvoir gérer un deuxième enfant.
    Et pourtant… pourtant je pense à lui à chaque minute, pourtant je n’envisage plus ma vie sans lui, pourtant j’en mourrai s’il lui arrivait quelque chose, pourtant je trouve qu’il grandit si vite…
    Bref, la dualité de la parentalité dans toute sa splendeur!

  3. C’est une question que je me suis posée après, en fait. Je sais que je veux des enfants depuis que j’ai 3 ans, à peu près. Avoir des enfants était une évidence, je n’ai jamais senti que j’avais le choix. Truc hormonal ? Education de la petite fille ? Je ne sais pas. Mais j’envie ces femmes et ces hommes qui ont le choix, qui peuvent imaginer une vie sans enfants, parce que moi, je n’ai jamais pu imaginer une vie sans enfants. Et maintenant, j’oscille entre le regret et le bonheur d’en avoir. Ce n’est pas le bonheur qui gagne tous les jours.
    Ce qui est dur à présent, c’est de regarder uniquement le futur, de les protéger dans ce monde de dingues, pour qu’ils puissent y survivre sans trop souffrir. Pas super optimiste, je sais 🙂
    Donc, pour ceux qui se posent des questions, prenez-le comme une chance, la capacité de faire un choix. C’est précieux.

  4. C’est une question que je me suis posée pendant 15 ans à peut près. Petite j’en voulais 3, jusqu’au jour où, en primaire, il nous a été projeté la vidéo d’un accouchement. Sensible, fragile et surtout douillette je ne voulais pas accoucher et en ait fait une fixation.
    A l’adolescence, les questions existentielles sur la vie, les enfants, l’éducation, la liberté, l’écologie, la souffrance de vivre… m’ont fait prendre conscience que j’avais le choix et que je n’aurai jamais d’enfant. Enfin c’est ce que je disais, en réalité je n’en ai jamais été totalement convaincue et ait continuellement demandé à mes proches quel en était l’intéret. Les mamans s’attardaient à m’expliquer la joie, le bonheur, la découverte d’un petit être.. Les papas se contentaient plutôt de réponses scientifiques (la génétique, l’inné, la survie de l’espèce).
    Puis vient le moment fatidique, où à 28 ans tous les astres se sont alignés dans le bon sens : santé, CDI, maison 2 chambres, stabilité de couple… et l’approche de la 30ème pour moi, déjà passée pour monsieur.
    Et la je me suis dit : C’est LE moment… où jamais.
    Ma phobie toujours très ancrée, j’avais bien retenu que les accouchements sont plus difficiles après 30 ans… je ne me laisse pas le choix. Si je veux un bébé dans ma vie, je préfère le faire maintenant. Par contre si je n’en fais pas… j’ai trop peur du risque de le regretter.
    Voilà, c’est cela, la peur de regretter amèrement plus tard.
    Couplée à une envie de voir sa vie faire les montagnes russes (oui après s’être appliqués à bien aligner les astres, on se rend compte que la vie ainsi c’est finalement beaucoup trop pépère…).
    Et après avoir fait une liste complète de toutes les douleurs déjà endurées dans ma vie et la promesse de la péridurale… je devrais surement arriver à survivre à ce jour fatidique de l’expulsion.
    Dès lors que je me suis autorisée mentalement à avoir un enfant, les pulsions ont pris le dessus et mon désir est apparu soudainement énorme, à tel point d’en être obnubilée, et essayer de convaincre monsieur avec acharnement!
    C’est ainsi que, à la grande surprise de notre entourage, nous avons annoncé ma grossesse l’année dernière. C’est sans aucun doute la meilleur décision prise de toute ma vie, et même si j’ai eu une grossesse pourrie et un nourisson « hurleur »… le fais de l’avoir longuement réfléchi et choisit m’a permis de rester debout à chaque instant et d’en être comblée.
    Et finalement cet accouchement, il était magique… j’en rigole maintenant de ma phobie car pour le coup c’est fou, je le revivrai bien tous les jours !

  5. Sans entrer dans les détails, c’est une souffrance quand tu comprends que ta mère t’a faite pour les mauvaises raisons et qu’elle n’a jamais pu t’assumer parce qu’un enfant qui grandit c’est trop compliqué… Ses regrets étaient palpables et j’ai eu beau chercher son amour, c’était peine perdue… C’est une souffrance au quotidien :/

  6. Moi je me l’a suis posée à peine quelques mois après avoir eu mon fils. Je veux des enfants depuis que je suis ado, mon fils viens d’avoir deux ans (vous savez l’âge où il fait plein de trucs super on passe une journée de dingue et en 2 minutes il pourri tout parce qu’il fait colère sur colère en hurlant comme un cochon qu’on égorge et que la moutarde nous monte au nez et qu’il faut réussir à pas lui hurler dessus et pas lever la main juste parce que c’est une réponse complètement stérile et qu’au contraire il faut arriver à paraître impassible et calme pour que lui aussi se calme…), cela fait 7 ans et demi que je suis avec mon mari, et comme il l’a dit y a pas longtemps s’il m’avait écouté notre enfant rentrerait au CP en septembre…c’était un truc viscéral… Et quand il est arrivé j’avais pas prévu que l’accouchement se passerait tellement mal et que j’enchainerais plein de problèmes personnes au point de faire une dépression, ce bébé que j’avais tant désiré j’avais l’impression qu’il faisait exprès d’hurler juste pour m’embêter, qu’il m’en voulait…Il me disait juste combien il ressentait mon mal être… quand je l’ai compris ça a été vite mieux, il a fallu quelques temps avant que mon médecin m’aide. Aujourd’hui je suis sorti de cette dépression, mon fils est très équilibré, y a des jours où pendant 5 minutes je me dis que je l’enverrais bien faire un séjour chez mamie, et quand il y est même un après-midi la maison est si vide… récemment on avait envie d’un 2e, et puis finalement là tout de suite on est bien à trois et c’est déjà suffisamment dur d’être open pour gérer/ résister à ses caprices/colères à foison, alors moi qui voulait pas plus de 3 ans d’écart, on va attendre encore un peu au moins qu’il aille à l’école, (pas avant 2016… on va « souffler » un peu).
    ma vie je la conçois pas sans enfants, celles des autres pourquoi pas, un enfant c’est des responsabilités, de la fatigue et surtout peut importe leur âge une fois qu’ils sont là on se fera toujours du soucis pour eux, même quand ils ont 50 ans passés… Tout le monde n’a pas les épaules pour ça et a peut-être d’autres aspirations… Ce que je peux dire vraiment, c’est que la seule raison qui m’a poussé à avoir des enfants, c’est qu’à un moment même si j’étais heureuse, le couple idéal avec la petite maison le chien le chat…j’ai ressenti un tel vide dans ma vie…qui est plutôt bien rempli aujourd’hui 😉

  7. Lorsque j’étais ado et jeune adulte, je détestais les enfants. Ils me gonflaient et je ne voyais vraiment pas l’intérêt d’en avoir un jour. Et puis, à travers mes études, mon travail et mes lectures, j’ai appris à les comprendre et à décoder leurs modes de fonctionnement. Le désir de devenir mère a commencé à poindre pour devenir de plus en plus fort. L’envie d’accompagner un jeune humain sur le chemin de l’indépendance…
    Cela fait maintenant 5 ans que notre couple essaie de devenir parents, en vain…

  8. Je suis maman d’une adorable petite fille de 2 ans et dans 2 mois j’accouche d’un petit garçon.
    Avant de connaître mon mari je n’étais pas contre l’idée d’avoir des enfants mais ça n’était pas une fin en soi… Mon mari lui, ne voyait pas l’avenir sans enfants…
    Aujourd’hui je suis fière de la famille que nous nous construisons. Je ne regrette nullement d’être maman, mais parfois je me dis que peut-être nous sommes allés un peu vite. Il m’arrive aussi de me dire que faire des enfants dans ce monde égoïste et brutal c’est certainement l’acte le plus égoïste parce que de quoi va être fait leur avenir? (bref je me reconnais dans la petite bd du côté du papa 😉 ) et puis je finis par me dire que leur avenir ils le construirons avec les valeurs que nous leur inculquons, mais aussi avec celles des gens qu’ils seront amenés à rencontrer (enseignants, amis, éducateurs sportifs…) parce que oui on se construit au travers de nos expériences.
    En gros je ne regrette pas d’être maman, mais OUI parfois je me dis que j’aurai dû les faire plus tard et profiter un peu plus de la vie en couple avec mon homme… Parce que ben oui il a fallu que j’attende de tomber enceinte du 2ème pour m’autoriser à faire garder ma fille quand je suis à la maison pour avoir des moments « à moi » je sais que je n’arrive pas à lâcher prise, de rien d’ailleurs… Mais je fais ça parce que je sais que pendant minimum 1 an, tant que bb2 ne m’exprimera pas lui même qu’il a envie d’aller chez nounou même si je ne travaille pas cette semaine, ou chez mamie cet après-midi… comme pour sa soeur je ne le laisserai pas! et je veux aussi que mes 2 enfants prennent le temps de se connaître de s’apprécier d’être ensemble quoi! parce que la fratrie c’est essentiel dans la construction de soi. Bref je crois que je suis une idéologiste utopique, et en même temps j’ai cette incroyable capacité à ne pas du tout être optimiste…
    Bref pourquoi il faut faire des enfants? parce qu’on le sent, parce qu’on se sent capable de le faire… et en même temps de toutes façons on n’est jamais prêts! une fois que le projet est lancé on est impatient, une fois que la graine à pris, on se questionne sur l’avenir, sur notre futur rôle… on se laisse bouffer par les autres et leurs « bons conseils » seulement chacun est différent! On le fait pour le 1er bb, mais c’est exactement pareil pour le 2eme!
    Et je pense aussi à mes ami(e)s qui sont aujourd’hui parents mais de ce qu’on a tendance à appeler les « bébés pilules ». Oui mais ça n’en sont pas pour autant de mauvais parents car ils ont eu le choix de le garder ou non, ils ont choisi « d’assumer » pour reprendre leur mots. Et moi qui suis une maman « de choix », et bien c’est avec ces mamans là que j’échange le plus sur mon expérience de maman justement…
    pour conclure, à ce jour, je n’imagine pas ma vie sans mes enfants, et oui même si mntnt je m’autorise à faire garder ma fille alors que je suis chez moi et bien : je culpabilise jusqu’à son retour 😉

  9. Bon, bé ce sera le premier avis masculin alors.. et masculin qui n’en voulait pas , n’en veut toujours pas et en a pourtant 2. Contradictoire? certes oui, expliquons donc (et là faut imaginer un fondu sur une douce scène champêtre avec deux jeunes plein de vie courant dans un grand champ de fleurs).

    Reprenons la base : la rencontre avec ma femme, on a 20 ans en province, encore relativement étudiant et bossant un peu à coté, pas de soucis particulier, youpi tout va bien.
    Une opportunité de boulot sur Paris, on monte tout les deux et on y travaille aussi. Un logement sympa, pas trop cher, plein de potes sur place, pas mal de sorties, on profite à fond.

    Et le premier signe qui arrive : elle veut un chat. Ou un lapin. ou un hamster. P’tet même une perruche. ‘Fin un truc dans le genre tout-choupi-trop-mignon qui pourrit l’appart et dont il faut planifier la survie dès que l’on veut s’absenter plus de 4 jours. Admettons, va pour le chat, mais l’instinct de survie de l’Homme commence en général à s’affoler à se moment là : il sait le Danger proche.

    Et forcément arrive le moment où elle dit entre la salade et le dessert :
    – « Ah c’est sympa les enfants en fait, non? ».

    Et le sujet plus ou moins évité jusque là arrive et il faut exliquer :
    Non je n’aime pas les enfants. Ni les miens, ni ceux des autres, non je n’en veux pas.
    Pourquoi? Parceque là on a une vie dont on peut tout faire à volonté, on est aux ages où on peut en profiter avec 2 salaires, sans attaches, sans rhumatismes, avec plein de potes, on peut décider de se rejoindre après le boulot pour aller au ciné, se faire un week-end canapé / popcorn / crêpes avec une sieste de 1h de l’après midi à 8h du soir. On est libre. Et je savais très bien, et c’est logique, qu’avec un(e) gamin(e) il serait impossible de faire pareil.

    Ceux qui disent :
    – « Ooooh bof, on a changé une ou deux habitudes mais non, on vit pareil avec le bébé qu’avant » mentent. Ou alors ils n’avaient pas de vie avant. Ou alors le bébé habite chez ses grands parents.

    Quand je reparle de ça avec ma femme sa réponse est « Hé ho ça va hein, j’t’ai pas forcé non plus ». C’est à moitié vrai : elle n’a jamais dit « je veux un enfant sinon je te quitte » et ne m’a pas fais un enfant dans le dos, on était « d’accord ». Sauf que, si j’avais maintenu mon « non », serait-elle resté? et dans quelles conditions? Même si tout allait très bien je suis persuadé qu’elle aurait fini par partir ou que l’on se serait séparé à force d’engueulades sur ce sujet.

    Donc j’ai accepté, pour elle, sachant très bien ce qu’il allait m’en coûter, et je ne me suis pas trompé. Ce qui me vient le plus souvent comme phrase quand je veux faire quelquechose?

    – « Ah non, y’a les enfants ».

    – Faire du sport : ah non… : Enfants à aller chercher, devoirs, douches…
    – sortir un soir en semaine : idem
    – sortir un soir tout court : celui ou celle qui pense ça n’a jamais essayé de se faire un resto, même un truc rapide, au calme avec un bébé dans une poussette (sans avoir drogué le bébé au préalable).
    – regarder autre chose que la Reine des neiges & assimilé le week end? : pareil (non, The walking dead n’est pas conseillé aux enfants de 2 et 8 ans pour occuper un dimanche pluvieux).
    – jouer à la console ? : idem
    – Aller voir des amis? ! impossible en semaine, et le week il faut prévoir de déménager et d’en trouver qui acceptent les lits parapluie dans leur chambre.
    – dormir après 7h du matin.
    – Décider de trainer un peu après une ballade

    Et je passe sur les autres changements induits : devoir acheter un camion de déménagement pour pouvoir trimballer pousette, lit parapluie, sacs de changes, valises supplémentaires… devoir s’entasser dans la maison / appartement ou vendre 2 reins et 1 poumon pour acheter un logement plus grand, etc…

    Ce que je n’aime pas avec les gamins? Il s’agit de trous noirs qui aspirent et annihilent votre vie. En fait il n’y a plus votre vie, il n’y a que la leur. Ce sont leurs horaires d’école, de crêche, d’activité, de repas, de sommeil, de télé, leurs jeux, ce sont eux. Il n’y a plus de je, de tu ou de nous, il n’y a qu’eux. Et je n’y vois aucune contrepartie. D’ailleurs dans l’absolu je me fiche d’une quelconque contrepartie, je veux juste MA vie.

    Alors oui, j’ai déjà entendu moultes contre arguments, petit florilège :
    – « Oh mais tu peux pas dire ça, t’as été enfant toi aussi ». Et alors? Etant gamin je me suis uriné dessus, déféqué dessus, j’ai vomi et j’en passe, je ne pouvais pas choisir. Aujourd’hui je ne comprend pas le plaisir qu’il y a à s’infliger ça volontairement.

    – « Un enfant ça apporte plein de bonheur en grandissant ». Hé bé j’ai pas été livré. C’est pas une question de gamin turbulent ou gentil, les miennes sont assez calmes. C’est juste une absence totale d’intérêt pour eux / elles. En caricaturant à peine je vois ça comme un chien : ça fait plaisir de jouer à la baballe 2 min le week end dans un parc quand il fait beau si on a rien de mieux à faire mais le reste de temps ça fait ch*** de devoir le laver, le sortir, nettoyer derrière lui et j’en passe.
    Sérieusement, ça vous fais plaisir de recevoir un collier de pâte, un dessin moche à votre fête ou d’assister au spectacle affligeant de fin d’année avec les gamins qui font une pseudo-chorégraphie? ça me donne l’impression d’assister à un numéro de singes dressés dans un cirque, je trouve ça pathétique.

    – « Tu dis ça parceque t’en as pas, tu verra une fois qu’un bébé est là ça change la vie ». Ca c’est vrai, ça change la vie. Pas en positif de mon point de vue et même avec 2 sur les bras, mon avis et le même qu’avant, je n’en veux pas.

    Bon, ça fait long donc pour conclure : non je n’en voulais et n’en veux toujours pas. Egoïste? la preuve que non, mais j’ai fais ça pour Elle. Est-ce que je m’en occupe quand même? Oui, pour Elle, pour ne pas qu’elle se tape toutes les corvées et parcequ’on est deux, que j’étais d’accord et que j’assume.

    En supposant et espérant que les enfants quittent le domicile vers leurs 20 ans, la plus grande nous laissera en 2028, la plus jeune en 2033. J’aurais alors 56 ans. Chouette alors, 4 à 6 ans pour pouvoir profiter de la vie avant qu’elles n’essayent de nous refiler leurs gamins à garder…

  10. à Wako

    je vous comprends illico, j’ai vécu la même chose, mais du côté femme ; oui, il n’y a pas que les hommes à ne pas vouloir d’enfants, certaines femmes réalisent qu’elles ne sont pas obligées de remplir leur utérus pour être pleinement femme. Je pensais et pense toujours comme vous. Aucun avantage à avoir un enfant. Cependant, j’adore mon fils, il me soule, il me bouffe, il m’énerve etc. Mais je l’adore malgré tout.

    [EDIT Juliette]
    Ça fait plaisir que les langues se délient. J’enlève juste la 2ème partie de ton message Mamie vano,
    – parce que pas de jugement
    – parce que pas de conseil
    – Bien-sûr, on est tous d’accord pour dire que le rejet ou le manque d’amour est difficile à vivre
    – Et puis parce que Wako est un homme extra (comme tous les lecteurs et lectrices). 10, 20, 30 lignes c’est bien trop court pour résumer une personne !

    Merci pour tous vos textes à cœurs ouverts, c’est cool !

  11. Je me retrouve dans ce que tu dis Cecile c’est tout à fait ça !! Au départ j’en voulais 3 mais quand j’étais pas pressée et l’homme lui par contre en voulait vite enfin du moins plus vite que moi… Du coup jme suis lancée et puis maintenant qu’elle est là en effet je l’aime plus que tout mais bon remettre ça, ça va être compliqué et puis l’imprévu et la spontanéité me manque alors avec 2… Bref je ne vois pas ma vie sans ma fille mais bon c’était peut être mieux avant…

  12. Je suis contente d’être tombée sur ce billet, car je me suis posée la question il n’y a pas très longtemps…
    Je suis enceinte actuellement, et un peu comme toi Juliette, j’ai dû être patiente et mettre la pression à mon mari, qui n’en voulait pas « tout de suite »…
    Alors le commentaire de Wako me fait réfléchir… Mon homme se disait « pas encore prêt, on attend encore un peu »… Moi, j’ai cette envie de devenir maman depuis que je suis toute petite… un besoin vicéral que je n’ai jamais analysé en fait… je ne sais pas pourquoi j’en voulais… c’est très perturbant d’ailleurs!
    J’ai ensuite dit à mon mari « je ne vois pas ma vie sans enfant »… sous entendu « je t’aime, mais je partirai si tu n’en veux pas du tout ». Cela a fait effet car 2 mois plus tard, il me donnait son feu vert. On a mis quelques temps pour y arriver, et plus le temps passait, plus il s’impatientait. Avec le recul, je me demande: était-ce son envie réelle d’être papa qui le rendait impatient? Ou était-ce le fait de « réussir » à procréer? un peu comme une victoire… une preuve de sa virilité/faculté à féconder une femelle…? Je ne sais pas… aujourd’hui je le vois heureux et fier comme un coq, il s’investit, m’accompagne à tous mes rdv, s’emerveille quand je lui dit que le bébé donne des coups… bref, rien ne semble lui faire peur, au contraire, il semble vraiment heureux. Mais l’est-il? va t-il le rester quand le bébé sera là? J’avoue j’angoisse un peu…
    Et moi la dedans? Je me sens à la hauteur, oui, j’ai hâte de le serrer dans mes bras, oui, mais pourquoi j’en ai eu envie dès le départ? Je ne sais pas… la société? les hormones? les amis qui en ont? l’ennui? Il est vrai que j’ai ressenti ce « vide »… tout allait très bien, boulots stables, maison, beaux voyages, l’amour parfait… mais ce n’était plus siffisant, j’avais besoin d’un grand projet! Est-ce égoiste?
    les gens autour de moi me disent « les enfants, ça donne un sens à ta vie », « une vie sans enfants, c’est triste »… ok, ok… mais pourquoi une vie sans enfant serait-elle moins précieuse et moins admirable? Je respecte le choix des personnes qui n’en veulent pas, mais je me rend compte qu’elles sont jugées constamment.

    Depuis que je sais que je vais être maman, ma principale préoccupation c’est « vais-je pouvoir le protéger? » J’ai tellement peur de ce qui pourrait lui arriver… alors je me force à ne penser qu’aux bonnes choses qui lui arriveront, et ça va mieux 🙂

    Je m’égare…Pour conclure: pourquoi faire des enfants? j’ai envie répondre, pourquoi pas??? Tant qu’on les assume et qu’on les aime …sans juger les autres 🙂

  13. je trouve incroyablement courageux les témoignages de Wako et Mamie Vano. Merci, ça me fait beaucoup réfléchir, c’est passionnant. et sachez que l’on retrouve petit à petit certaines parties de sa vie quand les enfants grandissent. j’espère que vous trouverez le moyen d’être quand même heureux d’ici 2033!

  14. Ces témoignages sont à la fois si poignants, si touchant et si tristes… Même si je n’y peux rien, je suis tellement désolée pour les personnes qui ont des enfants, mais ne voulaient pas en avoir et n’en veulent toujours pas.

    J’ai toujours voulu avoir des enfants. Petite, je mettais un poupon sous mon pull et je faisait semblant d’accoucher pour m’en occuper ensuite.
    Une fois adulte, mon raisonnement cartésien a dû lutter pendant des années contre mes hormones (pas de doute, ce sont bien des hormones qui me dictent cette envie viscérale depuis mes 15 ans), dans l’attente d’une « situation stable » et d’un papa prêt et finalement c’est mon utérus qui a gagné le bras de fer, il y a presque 3 ans.
    Aujourd’hui, je ne me pose jamais la question de ma vie sans ma fille. J’entends et je comprends les témoignages de vie qui s’arrête, du rythme de l’enfant qui prend le dessus sur le notre, des cris qui emplissent la tête et font vriller les oreilles… mais le bonheur d’être aux côtés d’elle au quotidien est tellement, tellement plus grand ! Je ne saurais pas l’expliquer, c’est dans les tripes ça aussi, et ça me fais peur parfois, car si ce sentiment disparait un jour je ne sais pas comment je pourrais supporter ces tracas quotidiens et incessants (car avec un bébé de deux ans à la maison, le mot « incessant » est tout à fait approprié !). Pour autant, je ne suis pas encore pressée du 2ième, mais je sens que l’envie revient, doucement…

    Alors je suis un peu embêtée parce que je ne sais pas trop quoi dire à tous ces gens qui ont des enfants sans en vouloir : désolée ? courage ? ça passera ? Ou peut-être juste que : je vous comprend, suffira ?

  15. Question passionnante !
    Je crois que j’ai découvert votre blog il y a environ 4 ans quand j’ai fait ma deuxième fausse couche, à un stade assez avancé cette fois … Et depuis , j’ai eu mon bébé qui va bientôt sur ses trois ans, et je reviens vous lire …quand j’ai le temps. Je participe pour la première fois aujourd’hui.
    J’ai lu avec intérêt et bonheur les autres témoignages car je vois que mes sentiments partagés sur la question sont partagés aussi par d’autres … Mon histoire ressemble à celles de Cécile, Fru et Diane mélangées : les enfants m’ont longtemps soûlée et angoissée, rapport aussi à mon histoire familiale je pense (l’enfance n’est pas synonyme de bonheur insouciant pour moi, et j’ai connu peu de « petits » autour de moi, donc ça ne rimait pas avec « bonheur et naturelle évidence », les enfants).
    Avec mon amoureux on se rencontre à 19 ans, pendant nos études ; très vite c’est la fusion totale, on ne connait pas longtemps l’histoire des « compromis qu’exige la vie de couple » tout nous semble simple, fluide (bon ça arrive qu’on se fâche, hein quand même, bien fort parfois) mais rien ne semble un effort dans notre couple, on se déchire parfois , mais on se chérit, on se bichonne, comme raconte wako on profite un max, j’ai un souvenir parfois presque douloureux de cette période assez idéale (même si je ne suis pas du genre à regretter quoi que ce soit, j’aime aller de l’avant). J’étais comblée par mon couple.
    On ne pense même pas bébé, c’est même pas qu’on a pas envie, on y pense pas ; de toute façons je ne crois pas qu’on se perçoivent comme adultes, financièrement c’est pas super stable, on est juste deux gamins à qui le monde appartient depuis qu’on a un appart et un (maigre) salaire. On ne souffre pas du quotidien comme certains nous en menaçaient.
    On passe nos 25 ans , quelques bébés apparaissent dans le paysage de loin en loin, puis on a 26 ans, c’est les vacances et un bébé est annoncé dans notre entourage proche à une soirée bien arrosée, ce qui nous coupe littéralement le sifflet. Ah bon ça se peut ? Quelques jours après je suis en larmes à la pharmacie, j’ai oublié la pilule(acte manqué ?), je veux la pilule du lendemain, comme une gamine fautive de 15 ans, et du coup on aborde le sujet avec l’homme. Mon chéri me dit que si mes règles n’arrivent pas, ce serait peut-être bien au final. Je ne sais qu’en penser, je suis perdue. Elles reviennent. Mais le sujet est lancé.
    Là c’est la contagion, les bébés sont annoncés les uns après les autres, les photos de bébés rieurs lovés dans les bras de nos amis jeunes parents rayonnants inondent nos boites mails, ça a l’air merveilleux en fait ? Alors effet de mode je ne sais pas, effet de contagion peut-être …
    Envie de connaitre ce bonheur « parfait » aussi ? Envie de tenter une aventure qu’on pressent au-delà des autres. On réalise qu’on est « grands », ça y est, même si nous par contre on galère toujours, niveau boulot, sous, …On a connu une période assez « posée »à un moment, mais on a décidé de repartir en province et c’est le chaos, il faut retrouver un boulot, un logement, c’est la panique. Mais bon c’est un renouveau et on se décide à se lancer des que ça se calme un peu, qu’on a retrouvé boulot et logement. On a pas envie de vivre sans connaitre ça, de louper cette expérience même si on a peur. On se lance dans une aventure. On commence à faire une croix sur le fait de se « sentir prêts », de toute façon on va pas attendre d’avoir 60 ans le chien et le pavillon non ?(ahah ça viendra plus tard!) 27, 28, 29 le temps passe ça ne marche pas, ou mal, diagnostic d’infertilité, deux fausses couches, un tour chez le psy la troisième grossesse sera la bonne, on 30 ans, la grossesse est vécu dans l’angoisse à cause des fausses couches, le bébé est un peu petit, mais ça va, c’est plus que jamais la fusion et le futur papa est complètement impliqué. On est sur un nuage …dont on va dégringoler fissa.
    A deux mois avant terme mon chéri se fait licencier et perd ses congés cumulés pour être auprès de nous avec bébé, retrouve un emploi dans la foulée qui est pourri, et loin, ses journées sont surchargées. Bébé arrive mais dés le 1er jour on constate que nous aussi on a un bébé hurleur, et pour cause, il a un rgo sévère, ce truc qui pourrit complètement la vie, il ne veut pas dormir, pas manger,il vomit le peu qu’il absorbe à toute heure en manquant de s’étouffer, il ne veut rien, jamais, nous on devient fous de non-sommeil, c’est la guerre entre nous, on garde le peu de forces qu’il nous reste pour lui. Même si ça ira mieux après son hospitalisation à deux mois et les médicaments donnés ensuite, ce sera vraiment bien compliqué pendant un an de congé parental, que je passe quasi seule à la maison avec lui. Et puis s’est ajouté cette prise de tête familiale non prévue qui s’est ajoutée au chaos, ma belle-mère s’est montré très intrusive à mon gout dès la naissance, nous arrachant le bébé des bras, donnant des ordres à mon chéri (qui en oubliait comment s’y prendre) et à moi (qui ai vite montré les dents), c’est la scission totale après 10 ans de « couple parfait ». Plein de problèmes de santé pour moi, j’enchaîne les affections en ne dormant pas, bref c’est l’enfer à la maison, les nuits restent très compliquées pendant 18 mois, on a repris un peu de poil de la bête aux un an de bébé, quand l’homme a repris les choses en main au niveau famille: il semble revenu de « mon côté » mais on est épuisés, tout le temps. Je pense qu’on est en dépression sans même avoir le temps d’y faire quelque chose ou d’y penser vraiment.
    C’a été un voyage en enfer, mais d’un autre côté j’ai entre aperçu l’infini et le paradis ; il n’y a rien de comparable pour mon expérience avec cette aventure. La vie est pas facile tous les jours, j’ai du mal à faire la part des choses, je ne me rends pas compte de comment les autres vivent la chose ; je lis beaucoup pour me rassurer, je vois que d’autres aussi galèrent au quotidien. Notre enfant est très sensible, nerveux, « hyperactif », c’est difficile, on connait peu de moments de calme, rester à la maison deux heures d’affilée est presque impossible, il faut sans cesse le promener pour qu’il se « décharge », on est tout le temps en train de cogiter pour y arriver. Il a eu 6 mois de bonnes nuits, puis crise des deux ans boum on est repartis dans les nuits pourries, impossible de le coucher , 5 levers la nuits, pour finir par un réveil à 6h00 du mat, l’hiver qui vient de passer a été très hard. Forcément notre couple s’en trouve assez fracassé, mais comment pourrait-il en être autrement ? On voit des couples qui ont l’air de nager dans le bonheur autour de nous. Bonheur de façade ? Je ne pense pas pour tous, certains sont tellement heureux qu’ils ont remis ça vite, les premières fatigues passées. Gamins plus « gérables » à vivre ? Peut-être. Surement quand il s’agit se sommeil. Le nôtre étonne par sa vivacité sans limite dans tous les domaines (pour le meilleur et pour le pire). Gens plus ‘aptes » à être parents ? Peut-être aussi, on était tellement en fusion que certains amis nous ont confié avoir attendu la naissance de notre fils avec plein d’interrogations face à notre couple « collé-serré », et puis on a toujours pas le sentiment d’être « adultes »,(même avec la pavillon maintenant acheté ahah !),légitimes en tant que parents tellement on galère. Et je crois qu’on est assez égocentriques, et plein d’idées et de projets simultanées à la base, qui se trouvent donc forcément un peu contrariés par un certain petit être … Bref je crois qu’il y a des gens qui veulent et qui s’en mordent les doigts, d’autres qui ne voulaient pas et nagent finalement dans le bonheur, et entre les deux beaucoup qui surnagent dans des sentiments partagés.Je crois que le fait d’avoir de l’aide régulièrement aussi joue beaucoup … Pour ma part, j’aime cette phrase lues sur internet qui colle à mon sentiment : « je regrette parfois ma vie d’avant, par contre je ne regrette pas mon enfant. » Voilà, c’est ma première participation, mais c’est une belle tartine, le sujet m’inspirait. Parfois faire un enfant ça ressemble un peu à prendre un ticket de loto, on tente l’aventure, tout simplement…
    Maintenant j’ai l’impression que je n’arriverais plus jamais être reposée, c’est vraiment dur, j’ai quand même envie d’un deuxième pour voir comment ça fait quand ça se passe mieux ..SI ça se passe mieux . J’ai entrevu tellement de belles choses, c’est vrai qu’un bébé qui s’éveille, je ne connais rien d’aussi extraordinaire (et j’ai beaucoup de centres d’intérêts à la base ! Encore une fois rien n’égale ça de mon point de vue) Par contre c’est vrai que ça nous bouffe, que ça exige un investissement comme dit wako qu’on imagine pas avant. Alors parfois j’ai l’impression que si on remet ça je vais jouer à la roulette russe …Et je me demande si notre couple pourra y survivre. Et dire qu’on entend parfois parler de gens qui font un enfant pour sauver leur couple ?????

  16. Loukoum ! Super commentaire…
    Moi je me situe dans la catégorie « par contagion, par effet de mode »… même pas d’amour à la base 🙁 … il y autant de situations que de personnalités c’est sûr.
    Merci encore Juliette d’avoir abordé le sujet 🙂

  17. Voilà que je me retrouve par hasard ici… Je rejoins Loukoum : je regrette ma vie d’avant mais je ne regrette pas mes enfants. Quand je désire quelque chose, je m’arrange pour l’obtenir, d’une manière ou d’une autre. Je ne voyais pas ma vie sans enfants, pour moi, c’était la continuité du couple et il faut dire que nous avions déjà suffisamment profité de notre vie à 2. J’ai donc voulu un enfant, sans me poser une seule fois la question « c’est comment une vie avec un bébé », et, après un passage en PMA, j’étais enceinte de jumeaux. Encore une fois, je n’ai rien vu venir, j’ai mis des oeillères face aux difficultés qui s’annoncaient à nous. Grossesse à risque ? Prématurité ? Néonatalité ? 2 bébés qui pleurent, ont faim, sont malades (etc…) en même temps ? J’ai inconsciemment ignoré tout ça et vécu au jour le jour. Nos fils ont 20 mois, je ne peux imaginer ma vie sans eux… Mais qu’est-ce que c’est dur… Jusqu’ici ils m’ont tout fait, coliques, pleurs de décharge, maladies en tout genre, caprices multiples et j’en passe… Si l’un est « facile » pour quelque chose, vous pouvez être sûr que l’autre est « difficile » pour la même chose, ils font du relais en permanence, je n’ai jamais eu 5 minutes sans hurlement d’une part ou de l’autre. Je ne regrette pas mes choix, ni celui d’avoir désiré des enfants, ni même celui d’avoir dit « oui, feu vert pour l’insémination » alors qu’il y avait 2 ovules à priori fécondables. Mais il y a toujours cette petite question qui me taraude : aurais-je été une meilleure mère avec un seul enfant ? Est-ce que le problème, c’est qu’ils soient 2 ? Je m’accroche comme un naufragé à sa bouée à une phrase lue pendant ma grossesse : on a le nombre d’enfants qu’on est en mesure de supporter. Je passe des journées à n’effectuer que des « tâches » (faire les repas, donner les repas, changer les couches, donner les bains etc…) sans aucun plaisir. Je compte les heures, les minutes qui me séparent du prochain dodo où j’aurais enfin un peu de tranquilité et surtout de calme. Et d’autres matins, heureusement de plus en plus nombreux, je me lève motivée, souriante, prête à croquer la vie à pleines dents et gérer mes petits monstres du mieux que mes 2 bras me le permettent.
    Pourquoi faire un enfant ? C’est la question que je poserais à une amie proche qui me parlerait de son désir d’enfant. J’aurais aimé qu’on me pose la question, qu’on m’explique, qu’on me prévienne, qu’on me montre ce que c’est que d’avoir des enfants. Je déteste cette hypocrisie qui pousse les gens à dire que les enfants c’est que du bonheur. C’est faux ! C’est du bonheur, des câlins, des mots doux, des jeux, des balades… C’est des pleurs, des dangers, des « non ! », des bêtises, de la fatigue… C’est une responsabilité énorme. J’aimerais beaucoup qu’on véhicule un peu plus les difficultés d’être parents, en campagne publicitaire, sur internet. Au lieu de ne montrer que des familles souriantes « Chicorée ». Ca éviterait peut-être quelques bébés secoués et autres maltraitances par des parents démunis, exténués. Mais je m’égare…
    En conclusion, je ne sais pas pourquoi on fait des enfants mais malgré tout, si c’était à refaire, je recommencerais sans aucune hésitation.

  18. Le commentaire de Wako est déchirant. Déchirant pour ses enfants, qui font souffrir leur père et ne sont pas aimés à leur juste valeur. Déchirant pour sa femme, qui a indirectement détruit sa vie. Déchirant pour son couple, qui risque malheureusement de ne pas durer jusqu’au départ des enfants. Déchirant pour lui, qui a sacrifié son bonheur et sa liberté pour sa femme.

    En ce qui me concerne, je n’ai aucune certitude sur le fait d’avoir ou non des enfants. Ils ne m’attirent pas particulièrement, et je me reconnais bien dans le témoignage de wako. Pour moi aussi, les enfants sont des trous noirs quu anhilent tout sur leur passage et bouffent la vie de leurs parents. Alors autant dire que vivre une telle existence me rebute.

  19. Je suis revenue faire un petit tour pour voir les nouveaux commentaires. Et aussi lors de mon précédent passage j’ai oublié ce que je voulais placer à la fin de mon message c’est : merci Juliette Merris de croquer avec tant de légèreté et de fraîcheur justement à la fois cette lourdeur du quotidien avec un enfant et cette magie qui s’y glisse simultanément.Franchement ce blog et quelques autres sont mes bouées de sauvetage quand c’est trop dur; j’y puise un réconfort fou.
    Loin de moi l’idée de convaincre qui ce soit de faire des enfants, mais juste pour rebondir sur le commentaire d’Alanisse et d’autres d’ailleurs : en fait les enfants sont un peu des trous noirs, je suis complètement d’accord et je regrette souvent ma liberté « perdue », mais on peut les voir aussi comme d’autres planètes passionnantes à explorer. C’est le risque de tout « voyage  » que de se planter… Il est vrai que là ça met plusieurs vies en jeu par contre, et que de retourner en arrière est assez impossible. Moi je compte assez sur le temps qui arrange quand même bien des choses, dixit ma mère qui a trouvé aussi la chose difficile en son temps, et m’e l’a assez vite révélé, avec ses deux enfants dont moi. J’avais lu sur un autre blog « entre zéro et trois ans, les enfants, c’est la traversée du désert : désert vital (le sommeil, etc ..)désert social (dur en effet de voir ses amis)désert de l’intimité du couple, …bref. Dit d’une maman de trois enfants …Finalement avoir le choix de faire ou non des enfants avec la contraception, c’est une très grande chance et une grande avancée, mais je crois que la médaille a son revers : maintenant on se résigne peut-être moins facilement face à sa liberté »perdue » …Parce qu’on se dit qu’on aurait pu faire autrement …

  20. Oui je pense aussi qu’avoir le choix a ce revers. Le fait de moins se résigner mais aussi de plus culpabiliser: culpabilité d’en vouloir ou non, culpabilité si l’enfant est souvent malade, etc.

    Je comprends bien qu’avoir des enfants est aussi une aventure, la question est surtout: « cette aventure est elle celle que j’ai envie de vivre ? »
    L’aventure « Couple » a toujours été une évidence pour moi. Je suis véritablement faite pour aimer et vivre avec un homme, pour construire des projets avec lui…Je me sens très épanouie dans mon couple.
    Et contrairement à Wako, j’adore les animaux, ils sont ma passion. Je ne suis donc pas réfractaire aux innombrables contraintes « naturelles » imposées aussi bien par les animaux que par les petits: les pipis-cacas, s’organiser pour sortir, les nourrir…

    Mais par rapport à des animaux, les enfants me semblent générer des contraintes bien pires dans le sens où ils remettent en question toute l’organisation de la vie, la dynamique de couple, l’intimité entre les partenaires…En un sens, ça me rappelle la comédienne Anémone qui avait confié regretter d’avoir eu des enfants, et qui disaient dans une interview: « La vie file, mais ce n’est plus la vôtre ».

  21. Abracadabra,

    J’ai aussi 2 petits monstres de 20 mois ^^ … Je suis d’accord avec toi et un jour je me suis perdue dans mes pensées « et s’il y avait des « cours de la vie » à l’école où seraient abordés ce genre de sujet (un enfant c’est pas que du bonheur, ça transforme une vie..Etc) et d’autres dans le même genre ou en fin de compte, quand tu l’as pas vécu tu peux pas savoir comment ça se passe, mais une fois que  » t’es dedans » tu peux plus faire marche arrière ! ><
    Sérieusement, il devrait y a voir des interventions dans les écoles comme pour mettre en garde contre la drogue, le raquette etc…
    Est-ce qu'on peut échanger en privé sur notre expérience de monstre à 8 pattes ? (si t'es d'accord voici mon adresse chaknes à hotmail. com (Juliette, j'espère que j'ai le droit 😉

  22. en fait j’ai totalement le même avis que ton Mr, mais comme c’est moi qui ai les clés de l’utérus, Childfree powa !

  23. Je reviens pour ajouter un petit détail. Quelque part j’envie les gens qui sont sûrs et certains de vouloir ou pas des enfants. Et j’envie les gens qui arrivent à vouloir des enfants malgré les inconvénients, qui arrivent à s’accrocher à cette image du bonheur familial idéal. En un sens, j’aimerais pouvoir me contenter de ça. Ce serait plus simple et moins douloureux que d’être une utopiste exaltée qui ne peut pas vivre sans passion.

  24. Pour rebondir sur le dernier commentaire d’Alanisse, moi j’ai donc par contre mon bébé, mais j’envie aussi ceux qui ont l’air de vivre ça comme « naturel », ce qui n’est pas mon cas.
    C’est drôle on en parlait avec mon beau-père, on pense que c’est une des choses les plus naturelles, d’avoir un enfant, mais en fait c’est pas du tout forcément « naturel » au ressenti, et cela m’a beaucoup soulagée qui’l me parle de ça, lui qui s’entend si bien avec ses enfants, maintenant adultes. A vrai dire la première fois qu’on est venu ches mes beaux parents avec bébé, agé de quatre mois, il m’a sauté dessus pour me demander si je trouvais ça naturel. Comme quoi, ça doit toujours le travailler, d’avoir eu ce sentiment …
    Petite question au passage, hier j’ai posté un message, j’ai peut-être fait une fausse manip, il me semblait pourtant avoir vu mon message affiché parès l’envoi …je continuais cette réflexion sur pourquoi avoir un enfant et les conséquences inattendues …peut-être qu’il n’est pas « accepté » Madame Juliette ?

  25. Hé bien, vous n’êtes pas seule à ne pas trouver la reproduction « naturelle ». Oh bien sûr, le seul but biologique de notre existence est de perpétuer l’espèce, et bien évidemment les mâles sont censés féconder les femelles. Mais vu l’impact énorme de la culture sur nos comportements, cette réalité « naturelle » n’a plus rien de naturelle justement. Quand on voit toute l’imagerie quasi-publicitaire autour de la procréation et de la vie de famille, l’importance que revêt la consommation des familles pour le marché économique, les effets de masse produits par la grossesse de telle ou telle starlette, on est à des années-lumière du comportement inné/naturel/instinctif.
    Mettre au monde un énième humain et passer sa vie à s’ occuper de lui n’a pas grand chose de naturel, en particulier dans notre mode de vie moderne occidental, où nous avons érigé la réussite individuelle au plus haut rang. C’est même assez schizophrène comme injonction: « Réussissez votre vie d’individu » mais en même temps: « Faites passer vos enfants avant tout le reste ». Or je ne pense pas qu’il soit naturel et faisable pour TOUS les humains de réussir leur vie à travers leurs enfants. Je pense même que c’est assez malsain. Quelle pression sur les épaules ! Tout juste sorti de sa mère, et ce bébé doit déjà combler le vide de la vie de ses parents…

  26. C’est vraiment révoltant de faire des enfants.
    On sait que ce monde est très dangereux, que certaines personnes se comportent comme des ordures, que l’enfant pourrait être violé et meurtri à vie…
    Et surtout, que l’enfant va vieillir et mourir, c’est vraiment un super cadeau, merci.
    Mais non, les parents s’en fichent. Ils ne pensent qu’à se faire plaisir.

    Oh oui, ils aiment leurs enfants. Comme le mari jaloux aime sa femme au point de lui refuser de sortir ou de parler à d’autres hommes. Un amour empoisonné d’une personne qui croit aimer, mais qui n’aime qu’elle.

    Au lieu de se dire « l’enfant mourra, et pourrait subir les pires souffrances », on se dit « quel bonheur d’avoir un enfant ».
    Et l’enfant dans tout ça, son intérêt, on y pense ?
    Ah oui c’est vrai, quand un pédophile le viole, tout le monde est choqué.
    Mais le faire venir dans un monde sanguinaire et mortel, tout le monde s’en fout.

    Et on laisse n’importe quel enfoiré en faire, des drogués, des imbéciles, des incapables d’amour, des violents, des violeurs.
    Désolé, mais faire des enfants, c’est cautionner tout le mal qui pourrait lui arriver.
    La loi puni la mise en danger d’autrui et la complicité de meurtre.
    Les parents sont donc tous coupables.

    Mais comme tout le monde en fait, cela passe pour normal et non culpabilisant.
    Et l’état ne demande pas mieux d’avoir de futurs esclaves qui vont aider les riches à le devenir encore plus aux détriments de ces enfants qui ne seront que des soumis.

    Bien sûr qu’il y a des enfants heureux. Mais cela ne permettra jamais de garantir que les suivants le seront aussi.
    C’est aussi ridicule que de dire « il y a des gens bourrés qui rentrent chez eux sans accident, et ça leur fait plaisir de boire, donc conduire bourré est un droit ».

    Le sommet de l’irrationnalité, c’est quand les parents sont peinés de ce qui arrivent à leur enfant. Et avant de nâitre, ça les frisait ? Y ont-ils jamais songé ?
    Tous les enfants malheureux ont le devoir de mépriser profondément leurs parents.

  27. Et refuser de donner la vie à un nouvel être, sous prétexte que ses potentiels malheurs seraient plus supérieurs au bonheur que nous réserve la vie, ce n’est pas plus révoltant ???
    Nos parents nous offre la vie, libre à chaque adulte de décider d’y mettre fin si elle ne nous convient pas.

  28. Non, c’est violent comme pensées… mais y a du vrai dans ce que tu dis, malheureusement.
    Va savoir pourquoi l’espèce humaine fait ce qu’elle fait ??
    Je pense que le côté culturel joue énormément. IL y a des peuples qui « ne font pas autant d’enfant »… peut-être qu’ils réfléchissent plus sur la question… ?!

  29. La vie ne se limite pas à se faire violer ou à crever dans d’atroces souffrances !! La vie c’est aussi la découverte, l’amitié, les voyages, l’amour, le rire, le plaisir d’un bon repas, la beauté de la nature, l’épanouissement, les rencontres…

    [Edit de Juliette : pour que personne ne se sente jugé, la dernière phrase a été retirée]

  30. Marrant. Je trouve que mon message était moins insultant que ce déversement de haine anti-parents que nous sert « non »…Demander à quelqu’un de ne pas dicter leurs vies aux autres, ce serait donc insultant. Mais dire que les parents sont tous des égoïstes méprisables, des meurtriers, des complices de viols pédophiles, etc, ce n’est pas insultant apparemment…
    Décidément, je ne me retrouve ni chez les childfree ni chez les parents…

  31. Salut Alanisse,

    Ton message n’était pas du tout insultant. J’ai lu tous tes précédents commentaires avec intérêt et je trouve ce qu’il se passe sur le fil très intéressant, d’autant que c’est toi qui participe le plus.

    En gros, pour revenir à la phrase que j’ai enlevé :
    Je ne souhaite pas que les personnes participant à la discussion sentent le besoin de justifier leurs choix ou leurs pensées. Moi tout me va. De la personne qui veut 8 enfants à celle qui n’en veut pas du tout.
    J’ai pas envie qu’il y ait ceux qui « aiment les enfants » contre « ceux qui ne les aiment pas ». Ce qui n’est pas le cas maintenant et c’est extra. Je trouve les propos de tous qualitatifs, sincères. Il est vrai que ce n’est pas évident de modérer. En fait, je suis super contente qu’il n’y ait pas de personnes venant déverser sa haine contre le choix de l’un ou de l’autre. Et ce que tu as écris en 3 lignes est terriblement juste :
    « La vie ne se limite pas à se faire violer ou à crever dans d’atroces souffrances !! La vie c’est aussi la découverte, l’amitié, les voyages, l’amour, le rire, le plaisir d’un bon repas, la beauté de la nature, l’épanouissement, les rencontres… »

    Je suis angoissée terriblement par l’avenir notamment le changement de climat, l’extinction des espèces animales non robustes, le problème des ressources, le sur-nombre et la violence.
    Je trouve difficile de dire à mon fils le matin de bien travailler à l’école pour avoir un beau métier, un maison, réaliser ses rêves etc… pendant que des mecs trouvent le gaz de schiste génial ! Beaucoup de parents me disent qu’eux n’y pensent pas.

  32. Alanisse,

    Je pense que chaque personne qui commente ici a un vécu différent, un passé, une relation à la famille, aux parents… particulier, propre à chacun. Et surtout parfois, je pense qu’on poste « à chaud » ou pendant une période donnée de sa vie où tout ne vas pas forcément bien. Peut-être que c’est le cas de « non »… je ne pense pas que cette personne écume les blogs pour déverser sa haine… elle est juste tomber sur ce sujet « rare » sur la blogosphère et a eu envie de sortir qqch qui était en elle à ce moment-là 🙂
    La vie c’est pas facile, chacun se dépatouille comme il peut 🙂

  33. J’arrête de modérer. J’ai hésité pour ton commentaire à retirer les prénoms, mais j’ai l’impression de faire de la modération à la con. Du coup Alanisse, si tu veux que je réintègre ta phrase, renvoie-la moi.

  34. Veuillez m’excuser pour le post précédent (à chaud).
    Disons que j’étais dans une très mauvaise période, énervé de ne pouvoir me tuer (séquelles possibles, pas moyen d’avoir du nembutal etc).

    Je comprends parfaitement que faire un enfant est pour les gens non pas un plaisir mais un besoin, aussi nécessaire pour eux que d’être payé pour pouvoir continuer à avoir la force de travailler.

    Mais j’aimerais que la société arrête de diviniser la procréation, comme si faire un enfant était le plus important (et non ce qui pourrait lui arriver).
    Ce qui compte, c’est d’être compétent et de faire ce que l’autre demande.
    L’enfant, puis l’adulte, n’est qu’un outil au service de la productivité.

    Ceux qui eut la chance d’avoir un bon cerveau s’en sortent, mais les autres comme moi rament.
    Prétendre que chacun a sa chance fait partie des excuses qu’on invoque parce qu’en réalité, la douleur des autres ne nous intéresse pas.

    Encore une fois, je vous présente mes excuses, la souffrance fait perdre la tête.
    Cela va mieux maintenant.

  35. Juliette, si tu veux retirer mon commentaire précédent pas de souci, je ne veux pas t’embêter 😉 … (pas facile comme sujet et encore moins de modérer les comm !).

  36. À Juliette: désolée de mon ton un peu sec, parfois je ne sais plus très bien comment doser mes messages. Je comprends votre décision d’enlever la phrase, ça aurait pu être mal interprété.

    C’est vrai que c’est bien la première fois que je vois une discussion sur le « pourquoi de la reproduction » se passer aussi bien ! Et pourtant, je « viens » d’un forum childfree…Que j’ai justement quitté pour cause de haine anti parents.

    Au passage, j’ai acheté les 2 tomes de « Je veux un bébé » hier ! 😉

  37. Ahaha Alanisse la question vous travaille vraiment on dirait !
    Je suis venue régulièrement voir l’avancée de la réflexion sur le sujet.
    Je regrette mon long commentaire disparu dans les tuyaux d’internet ou je rebondissais sur votre commentaire avec la citation d’Anémone. En gros j’en disais long, sur justement cette vie qui file et sur cette impression que j’ai moi aussi d’être « à côté » de ma vie depuis bébé. Je suis sûre que certains ne le ressentent pas tant que ça. Le problème est que moi aussi j’ai un gros côté utopiste exaltée et que j’ai besoin pour être heureuse de moments (CALMES) à moi, d’une vie intérieure riche ou je peux lire, peindre, paresser, penser. Et avec un bébé cela est assez impossible, enfin si je pense jour et nuits, mais à des problèmes d’éducation et des problèmes logistiques tels que nous reste t-il assez de couches pour la fin de semaine, mince j’ai oublié de faire la déclaration de paie de la nounou, et autres soucis… Dans notre couple nous n’étions pourtant pas abonnés aux sorties en boite ou aux apéros en terrasse tous les soirs, on pensait donc que le choc ne serait pas abominable, et nous aussi on a une ménagerie d’animaux, donc on se pensait habitués aux contraintes. Mais c’est clair que cette liberté perdue de ne rien faire si on veut ou faire à l’heure que l’on veut c’est déjà énorme. Par contre j’ai en même temps la conscience d’avoir eu de la chance de l’avoir ce bébé, tandis que d’autres se demanderont toute leur vie comment ça fait d’être parents, et aussi d’assister à cette extraordinaire développement d’un petit être vivant parti de rien, de deux petites cellules invisibles …qui maintenant forme un petit être qui n’a rien d’un énième humain, mais qui est mon extraordinaire/(insupportable aussi )petit garçon qui me parle, affirme ses choix, découvre le monde …le regarder évoluer est extraordinaire; Par contre il faut beaucoup agir quand on est parents, et cela c’est fatigant et moi ça me vide.
    Et je me dis aussi que cet état des choses, ce débordement continuel que nous ressentons est réversible (je l’espère !); il va grandir, nous laisser un peu plus de temps …
    Je me demande souvent aussi si les difficultés avec bébé (sa santé, son sommeil et son caractère difficile) ne sont pas liés à ces sentiments mitigés qu’il doit forcément ressentir quelque part chez ses parents.
    Et C’est vrai aussi que le commentaire de NON est violent, mais je pense parfois un peu moi-même la même chose ; dans le sens ou j’ai du mal à assumer cette vie que je lu « offre ». Finalement c’est une expérience qu’on lance à la fois magique, excusez moi ce mot tellement commun mais c’est vraiment ce que je ressens, mais en même temps très hasardeuse et dangereuse, pour nous et pour l’enfant c’est sûr. Avec mon conjoint nous sommes un peu désabusés sur pas mal de choses, et je le regrette pour notre enfant, je préférerais qu’il ait des parents enthousiastes qui aiment la vie et avancent sans trop se poser de questions ; par contre nous faisons de notre mieux pour lui, et c’est assez sport !
    En tous cas je vous admire de pressentir cela, moi je devais avoir des œillères, par contre je ne le regrette pas, je n’aurai pas pu vivre sans cette perle rajoutée au collier, tout simplement…

  38. Bonjour Loukoun,

    J’ai quelques commentaires en spam (3000) bien que j’ai rajouté au blog le captcha pour diminuer l’assaut. Le commentaire précédent s’est sûrement glissé dedans sans que je le vois.
    Désolée.

  39. « aussi d’assister à cette extraordinaire développement d’un petit être vivant parti de rien, de deux petites cellules invisibles …qui maintenant forme un petit être qui n’a rien d’un énième humain »

    Extraordinaire certes. A condition qu’il s’en sorte dans la vie cet enfant.
    Je connais de nombreux personnes qui n’auraient jamais dû naître, tellement elles sont bêtes ou incapables d’amour. Du coup elles détruisent les autres.
    Je ne veux culpabiliser personne, mais à lire certains forums, les gens se font beaucoup de films.
    Il suffit que les parents donnent une bonne éducation ?
    Mais qui vous dit qu’ils en sont capables d’abord ?
    Les parents ne sont pas parfaits ? Ok, en attendant l’enfant trinque et personne pour l’aider (ou alors ça ne suffit pas).

    Faire un enfant, le comble du bonheur pour une mère ?
    Bien sûr, à condition qu’elle soit intelligente, capable d’amour, propre, responsable.
    Mais il n’y a que le sacré saint droit des parents d’enfanter (le droit des enfants passe après).

    L’amour des parents ? Très conditionnel (travaille bien, sois hétéro, fais ce qu’on te dit, etc).
    Souvent provisoire (j’en connais qui ne veulent plus revoir leur enfant, mon père ne m’aime plus depuis au moins 20 ans).

    En clair ; il y a un côté bisounours chez les futurs parents qui me fait peur.
    Surtout que la société les encourage à en faire un maximum (pour qu’ils puissent payer les pensions des autres).

    On croit beaucoup de choses parce que notre désir nous aveugle, et tant qu’on a pas vécu certaines expériences.
    J’ai vécu, je peux en parler.
    Maintenant oui, chacun fait ce qu’il veut.
    Oui , je n’ai pas la science infuse.
    Seulement j’ai avec moi la lucidité.

  40. Pas de soucis Madame Juliette, ça arrive …Ou c’est peut être mon ordinateur qui a bugué d’ailleurs. Peu importe, je crois avoir à peu près redis ce qui « manquait ».
    Houlala 3000 spams …Je comprends. Je me demande déjà comment vous avez le temps de travailler, dessiner, bloguer tout en ayant un petit … Donc je ne crois pas que je vais vous reprocher de ne pas trier les spams !

  41. Suite de mon message précédent (pour ne pas faire trop long).

    Ma femme en veut absolument un et moi c’est clair c’est non et re-non !
    Tout ce qui pourra lui arriver sera entièrement de MA faute, parce que c’est moi et moi seul qui l’ait amené ici, en connaissant les risques, tous les risques.
    A mes questions, elle botte en touche.
    Elle aura des problèmes ? Mais c’est la vie (tant pis si elle se fait amputer, ou violée, etc).
    Elle sera en danger ? Dieu veillera sur elle ! (argument qui me laisse pantois)
    On me dira « pas nécessairement ». Le risque me suffit, je connais mes limites intellectuelles et ma bipolarité.

    Mais mes propos risquent de provoquer colère et haine, et les médias en engendrent déjà assez comme ça.
    Mon message n’est plus : ne faites pas des enfants, mais : soyez extrêmement prudent, méfiez-vous, ne vous laissez pas aveugler par votre désir, vos bonnes intentions.
    Ne vous prenez pas pour des superwoman, des « tout ira bien », des « il suffit de ».
    Gonflez-vous à jamais d’amour, et affirmez devant tous un « cet enfant ne me doit rien, même pas de travailler ni d’être bon ».
    Et bonne chance à tous/toutes.

  42. La vie c’est très hasardeux,oui, pour rebondir sur ce que dit NON …Et sachez que mes cauchemars sont peuplés de ces choses affreuses qui existent dont vous parlez, qui peuvent arriver à mon petit. Comme le dit Juliette, les gens sont plus ou moins « conscients » … Je crois que certains ont des enfants « en toute innocence » , par amour de la vie, pour justement leur faire partager tout ce qu’ils aiment en la vie, même si c’est un pari un peu fou. Et pour ma part je trouve cela beau et bien pour les enfants de commencer ainsi dans une ambiance « enthousiaste » !..C’est la vie qui « pousse » en avant malgré tout.
    En tant que mère, parfois enthousiaste, et parfois pessimiste, et « ancien » enfant aussi, je peux vous donner mon point de vue :
    L’amour conditionnel je connais, j’espère arriver à éviter ça pour mon enfant. Je n’ai aucune préférence sur son orientation sexuelle, j’ai vu ma soeur souffrir à cause de ça, pas d’à priori par exemple sur les métiers ou études que ce soit avec un CAP ou un bac +15 ou pas de diplome je voudrais juste que mon fils soit le plus heureux possible, même si un métier qui plait et qui ramène suffisamment de sous peut aider pour cela !
    Après la vie de parent met à l’épreuve tous ces beaux principes: mon fils est encore tout petit, mais depuis sa naissance, m’empêche de dormir très souvent, et là je finis par lui en vouloir (tout en sachant que je l’ai voulu alors maintenant il faut bien assumer, même les choses difficiles)car c’est une torture, bien que l’on fasse tout ce qui est en notre pouvoir pour l’aider, les humains ont des limites …
    Pour ce qui est de la culpabilité par rapport aux malheurs qui peuvent survenir, on en parlait plus haut avec Alanisse, cette question est lié à l’apparition du choix grâce à la contraception …
    Finalement cette question de pourquoi faire des enfants est LA question existentielle et les moyens contraceptifs sont une révolution pour cette question.

    Dans le roman « un heureux évènement » qui remet complètement cette image « publicitaire » commune de la maternité/parentalité comble du bonheur, voici ce que dit la narratrice :
    « Mais d’où vient cette folie que les gens ont des enfants ? Pour qui se prennent ils ? Savent-ils ce quils font ?Je ne sais plus la suite c’est quelque chose comme « C’est un peu se prendre pour Dieu que faire cela … »
    et plus loin une réponse est proposée : « Résumons. Pourquoi fait-on des enfants? Par Amour, par Ennui et par Peur de la Mort. Les trois composantes essentielles de la vie. » ….

  43. Mince mince mince… il y a beaucoup de choses intéressantes sur lesquelles j’aimerais répondre mais 1/ je suis au taf, donc c’est pas bien ! 2/je ne sais pas si c’est le lieu approprié, car on dévie facilement du sujet initial (certes, ça reste lié) 3/ je sais plus !

    J’écris un peu puis reviendrai.
    NON, sans vouloir être indiscrète,est-ce que tu « vois » qqun pour parler ? Au-delà du fait de vouloir ou non des enfants, je pense que tu as tes problèmes perso qui t’empêchent d’être heureux, bien dans ta peau. Je pense que tu as raison de ne pas « céder » à ta femme, car être bien dans sa peau est je pense la première condition pour avoir des enfants (entre autres beaucoup d’autres choses bien sûr). Mais comme tu le dis, c’est les parents qui doivent assumer cette nouvelle vie après. Accuser les coups ingrats, affronter les périodes difficiles etc… et je suis d’accord avec toi, les enfants ne doivent rien à leurs parents car ils n’ont pas demander à arriver sur terre. Mais après faut assumer jusqu’au bout parce que les élever dans l’optique « tu as raison chéri, la vie est moche, je m’en veux de t’avoir amené sur terre et de te faire vivre ça (que ça soit un simple problème banal comme une rupture à l’adolescence ou des choses plus graves comme viol etc…) » de culpabiliser, ça aidera pas l’enfant.
    Bref, tout ça pour dire. Occupe-toi de toi avant d’avoir un enfant (à dire à ta femme, d’ailleurs est-ce qu’elle a connaissance de tout ce que tu ressens, que tu as écrit ici ?). Parfois quand on bouge on voit les choses sous un autre angle. Si tu as envie de voir sous un autre angle (trouver possible et envisageable d’avoir un enfant), alors bouge 😉 Si tu n’as pas envie d’avoir envie, alors c’est ton droit. Mais peut-être que votre couple doit agir en conséquence.
    J’espère ne pas t’avoir vexé ou autre. Je suis moi-même dans une sale période de ma vie, et j’essaye d’y voir plus clair 🙂
    Juliette, bon courage avec tous ces spams O_O
    Loukoum, à bientot ^^

  44. Je débarque un an après la discussion et ne suis pas sûre d’être lue.

    Mais c’est pas grave. Je suis en plein questionnement à ce sujet. Pour résumer dans ma famille je suis le petit mouton noir parce que je ne veux pas suivre leur religion. Mes frères et soeurs ne me parlent plus, mon père non plus, je parle juste à ma mère et encore c’est parce qu’elle est malade.. J’ai pu vraiment commencer à profiter de ma vie d’adulte (sortir, m’amuser) depuis mes 25 ans. Du coup les enfants n’étaient pas ma priorité, et vu le traumatisme généré par mon manque total de famille, je n’en avais vraiment pas envie. Aujourd’hui j’ai 31 ans, un mari, un boulot stable depuis 2 mois et moi qui croyait que dans ce contexte le désir d’enfant viendrait automatiquement..Eh bien non. Je ne comprends pas et je culpabilise. Car tous les gens de mon âge et en couple autour de moi ont des enfants. Et biensur ils me demandent tous quand j’en ferai un..ce qui m’insupporte.

    La réponse est  » je n’en sais rien ». Et là les gens se choquent et me rappellent (au cas ou j’aurais oublié) « attention tu n’es plus si jeune, tu vas le regretter si tu n’as pas d’enfants »ce qui m’insupporte aussi. et donc je me suis demandé « pourquoi tout le monde me prend la tête? Qu’y a t il de si merveilleux dans le fait d’enfanter » malheureusement c’est comme la mort..On ne le sait qu’en le faisant et quand on le sait c’est trop tard, pas de retour en arrière.

    Moi je pense que je suis d’accord avec la réponse de loukoum, les gens font des enfants par Amour, par Ennui et par Peur de la Mort.

    Moi je tiens trop à ma liberté si difficilement obtenue pour la donner à un enfant. Et je ne sais pas si je changerai d’avis ou pas mais il y’a peu de chances.

  45. Bonjour Chocolat,

    J’avais déjà posté il y a un an, et après quelques lectures et un retour au calme, mon esprit s’est un peu apaisé.

    Tu ne dois rien à ta famille. Si elle veut t’imposer quelque chose, c’est qu’elle ne t’aime pas.
    Ce qui est normal, puisque notre cerveau nous fait préférer notre morale (très personnelle) à l’amour des autres, y compris de notre propre famille.
    Mais désormais, je veux, y compris pour ceux qui enfantent, faire passer l’amour AVANT toute morale.

    Je n’aime toujours pas qu’on fasse des enfants.
    Car ce monde fonctionne à la nécessité, pas à l’amour.
    On fait des enfants par amour, mais ils doivent s’en sortir coûte que coûte.
    Donc ils valent moins que ce qu’ils font. Donc quasiment rien en fait.
    Car si ils font des choses « immorales », leur femme/conjoint et/ou leur famille leur tombe dessus (sinon l’Etat s’en charge, coucou tu DOIS payer tes factures).

    Le cerveau nous manipule : tomber amoureux, c’est avoir les zones du jugement désactivées.
    Du coup, la notion de danger est provisoirement écartée, mais inconsciemment.
    Par la suite, on se rend compte que les enfants sont en danger, mais il est trop tard, ils sont là. Ruse de la nature, qui veut nous faire procréer.

    L’amour des parents n’est pas suffisamment fort face à la nécessité de s’en sortir dans la vie (un patron doit faire tourner sa société, ne pas faire des sentiments, les parents sont contraints de pousser leur enfant à s’en sortir).

    Seulement, comme je veux faire passer l’amour avant la morale, car c’est l’amour qui nous « innocente », je me dis que je veux aimer les parents malgré tout.
    Et puis c’est mon cerveau, donc ma logique ne vaut que pour moi.

    Un tabou de ne pas faire des enfants ? Oui, encore pour ma cousine, qui n’ose pas me l’avouer.
    Elle prétexte ne pas avoir le temps, mais je la vois embarrassée.

    C’est « ridicule », puisqu’au contraire, on fait passer la sécurité des enfants avant notre désir.
    Ils ne naîtront pas, donc il ne leur arrivera rien.
    Et ceux qui disent « faites des enfants », je leur répondrais : « tu n’as pas vécu certaines expériences, tu ne peux pas me comprendre ».
    Comme un non-drogué ne pourrait comprendre le sevrage atrocement douloureux d’un héroïnomane.

    Mais au final, je le répète, je fais passer l’amour avant la morale, donc faites des enfants si vous en avez envie, cela ne regarde que vous.
    Ou n’en faites pas sans vous considérer comme coupable, car c’est votre vie, votre cerveau, votre personnalité, votre manière de raisonner qui ne se discute pas.
    Ceux qui disent « faites-en », répondez gentiment « ok, mais tu t’en occupes » ou « c’est une affaire privée, désolé ».

    Bonne chance à toutes !

  46. Salut Chocolat !

    Je ne sais pas pour les autres mais moi ce sujet est toujours « d’actualité » (en même temps, il le sera toujours maintenant que je suis maman…. !) et j’aime échanger à ce sujet donc n’hésite pas 🙂
    Je suis désolée de lire ton isolement, déjà rien que ça, ça doit pas être facile à vivre ! Je ne peux pas te dire « si le désir d’enfant ne vient pas, alors n’en fais pas » car ce n’est pas à moi de le dire. Par contre, étant passé par là, je peux te dire « ne fais surtout pas d’enfant juste pour faire comme les autres, rentrer dans le moule, parce que c’est ce que font les femmes depuis la nuit des temps..etc etc etc » 😉 … c’est ce que j’ai fait (et peut-être aussi par peur de mourir seule?? – je suis fille unique) et le mari aussi, bref, j’ai tout fait parce qu’il fallait rentrer dans les cases, et à posteriori ça craint !! Même si j’aime mes enfants (jumeaux ! je n’aurais jamais pu faire un enfant une 2e fois !!), je suis dans une situation bizarre, je commence à vivre ce que j’aurais dû vivre avant, et paradoxalement ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux……..Bref ! je ne vais pas m’étendre, j’ai déjà pas mal posté.

    C’est juste pour te dire que tu ne « dois » pas culpabiliser, elle fait faire des erreurs cette conne !! (je parle encore en connaissance de cause !). Mais je conçois que tu ressentes ce sentiment et il faut que tu y travailles. Il faut que tu arrives à être bien dans ta peau et te débarrasser de cette culpabilité. Tu peux en parler à un psy peut-être… Et ton mari du coup, il en veut ou pas des enfants ? Il sais ce que tu ressens ?

    Je reviens sut ta phrase « moi qui croyait que le désir viendrait automatiquement ». Cet « automatiquement » c’est des décennies (depuis la nuit des temps en fait) de femme qui font des enfants. Mais on est dans une société où ça a quand même évolué (même si le non désir d’enfant surprend, voire choque) et ou il faut s’écouter. Moi il n’y avait pas ce désir, mais je l’ai quand même fait 🙁 …. Et puis si tu veux « comprendre » pourquoi ce désir n’est pas là, je pense qu’il faut chercher dans le passé, le contexte familial comme tu l’as évoqué..etc… on agit tous en fonction d’un vécu affectif, conscient ou non. Tu évoques la mort… à creuser 😉 (je ne suis pas psy hin ^^)

    A ceux qui te posent la question, réponds-leur que tu en auras quand tu te sentiras prête car un enfant chamboule tout et certaines choses sont irrémédiables.

    En tout cas, pour rebondir sut ta dernière phrase, parles-en avec ton mari. Prends du temps pour bien réfléchir et une fois ton choix fait, envoie-les tous bouler. On peut être heureux sans enfant je pense 🙂

  47. Bonjour Chocolat,

    Un an après, je reviens aussi sur cette discussion qui m’avait touchée et passionnée.
    Je comprends tout à fait ce que vous dites.
    Moi aussi ce n’est pas ma famille qui m’a donné envie d’un enfant (grosses violences surtout morales, + physiques, ambiance malheureuse entre mes parents + vis à vis de moi et ma soeur).
    Et je crois (et ça me rend triste) n’avoir jamais eu non plus cette envie « viscérale », évidente, dont parle certaines filles que je connais (j’aurai bien voulu connaitre cela – et puis du coup on doit moins se poser de questions qui torturent, quand c’est une sorte de « besoin viscéral », donc-).

    Je ne sais pas si vous avez lu tous les messages de la discussion, moi j’ai un fils cependant. L’envie est venue car j’ai envié le bonheur (apparent, et peut être réel) des autres, j’ai eu envie d’avoir le droit moi aussi de connaitre une vie de famille heureuse, pensant que j’y « réussirais » mieux que mes parents (attention ce n’était pas le but, cette réussite, je pensais qu’en ayant vu tout ce qu’il ne fallait pas faire, je ferais mieux et pourrais mener une vie harmonieuse de famille). (Enfin même si je vois autour de moi que souvent les autres familles aussi se déchirent …).
    Si en couple, chez moi, pendant 10 ans, ça a été le cas, le mode bonne ambiance, (mes parents n’ont pas eu beaucoup de vie de couple avant les enfants, alors je ne sais pas si au final j’y arrive mieux dans la vie !), depuis mon fils, c’est difficile. (en couple + avec mon fils ; on a l’impression de galérer à être de bons parents, et qu’il est difficile aussi.)
    Et pourtant mon fils je l’aime de manière évidente (jusqu’à sa naissance j’avais peur de ne pas l’aimer, de ne pas avoir le « déclic », vu que je n’avais pas eu l’envie « viscérale » ayant entendu des témoignages dans ce sens, mais ouf, ça a « pris » tout de suite, même si j’ai parfois envie de le jeter par la fenêtre comme tous les parents je crois !)
    Chez nous ça a été aussi une envie « intellectuelle », une curiosité, comme de partir en voyage dans un autre pays, de connaitre une nouvelle dimension de la vie, (et en prime la peur de regretter d’être « passés à côté » (pour mon homme aussi)).
    Haha pour ça on est pas déçus !(Comprendre à la fois c’est dur et à la fois c’est très fort)
    Nous aussi ça nous énervait quand les gens nous demandaient.
    Les gens aiment qu’on fasse comme eux … et puis c’est vrai qu’une fois qu’on est parents, on aime parler des heures de nos gamins, alors ceux qui n’ont pas de gamins, on a peur de les saouler, ( ils occupent tellement nos vies les petits qu’on a parfois plus beaucoup d’autres sujets de discussions ) et on a l’impression d’avoir une grosse différence dans nos vies avec eux , d’ être moins proche des amis sans enfants tellement on a une vie différente avec un enfant ! Comme si on parlait une langue étrangère, parfois.
    Je crois qu’il y a aussi les gens sincèrement heureux d’enchaîner les gamins et qu’ils ont envie de vous voir connaitre le même bonheur.
    De mon côté je suis capable de poser la question de si les gens pensent en avoir un jour, parce que ça m’intéresse, il y a tellement à dire là-dessus, voir la discussion ci-dessus et que j’ai un grand besoin de partager !
    Par contre je ne demande pas QUAND VOUS VOUS Y METTEZ ? car déjà je trouve ça lourd et intrusif, et puis ce n’est pas une obligation évidente !
    Bonne réflexion à vous en tous cas.

  48. Alors c’est bizarre , je viens à peine d’être alertée de vos réponses alors que vous auriez écrit en mai 2016…et qu’on est en septembre 2016..j’espère que ce n’est qu’un bug..

    Bref, déjà merci infiniment d’avoir pris le temps de me répondre avec autant de sincérité et de tolérance. Ca me fait vraiment plaisir.

    Pour répondre à vos questions:
    – j’avais commencé à voir un psy pendant plusieurs mois dans une période ou je ne travaillais pasnl’année dernière.Et puis j’ai arrêté en reprenant le boulot en février. Ca faisait un moment que j’en avais assez car j’ai bien vu que la thérapie allait prendre un temps fou. Et j’en avais assez de ressasser mes souffrances. Je me demande si c’était une bonne idée d’arrêter..

    -concernant mon mari, il veut des enfants mais il me dit qu’il ne veut pas les avoir seul. Qu’on doit en avoir uniquement si je le veux. Et que du coup, qu’on ait des enfants ou pas, il sera heureux avec moi..Du coup tout repose sur moi. C’est sûr je devrais apprécier le fait qu’il ne me force pas la main, mais je me sens comme une attardée qui ne suis pas prête alors que lui oui.

    Aujourd’hui j’en suis à une autre étape de mon psychotage, que je ne comprends pas du tout. Il y’a quelques mois j’ai eu une espèce de révélation..je me suis dis que j’emmerdais ma famille et qu’ils méritaient pas que je me pourrisse la vie pour eux. Si je les ai quitté, c’est pour être libre justement. Je m’étais mis dans la tête que j’étais prête pour avoir un enfant et que je voulais avancer à ce sujet. Et puis j’ai eu un soucis de pilule qui m’a provoqué des saignements inattendues. J’ai pleuré, flippé à mort en voyant le sang, d’avoir une maladie à l’uterus et de ne jamais pouvoir avoir d’enfant. Ma gynéco m’a envoyé faire un test de grossesse et une prise de sang plus tard car ça ne s’arrangeait pas. Je me suis surprise à espérer être enceinte. Même si j’étais sous pilule et qu’il y’avait quasi 0 chance que ce soit çà. Et j’ai été moitié déçue en ayant les résultats négatifs…Vous allez me dire « et voilà tu en veux un de bébé »

    Eh bien nan toujours pas! derrière j’ai appris que mon utérus allait bien. Et au lieu d’arrêter la pilule et de me lancer, je me suis re-bloquée. Et je suis de nouveau pas prête, plus que le fait d’avoir ma vie chamboulée, j’ai surtout une peur bleue de la grossesse et de l’accouchement. Pourtant à l’idée ne pas pouvoir avoir d’enfants, je flippe direct.A croire que je tiens à avoir le choix mais que je ne veux pas choisir.

    Donc voilà ça me rend chèvre cette ambivalence. Je me torture de questionnements. Autour de moi tout le monde accouche dans tous les sens, donc je ne sors jamais de ce sujet et je me mets une pression folle.

    Je m’interdis d’ârreter la pilule pour être débarrassée de tout çà mais c’est parfois tentant. Car en effet je ne veux pas avoir d’enfant juste pour rentrer dans le moule. Mais est-ce que j’en voudrais un jour? est-ce que je vais regretter de ne pas avoir agit? je n’en sais rien. Voilà ou j’en suis.

    Je vous admire d’avoir su sauter le pas, et d’être des mamans aujourd’hui. Je ne sais pas si j’aurais le courage un jour. Merci encore de vos réponses en tout cas!

  49. Salut Chocolat !

    Oui j’ai remarqué aussi qu’il y a eu un bug…
    Perso, y a rien à admirer puisque j’ai foncé tete baisser pour rentrer dans le moule sans même me poser de question 🙁
    Franchement, tu as l’air en effet bien perdue au milieu du « j’en veux » et du « j’en veux pas »… d’après tout ce que viens de dire. A part te dire d’écouter ton coeur, ta conscience, ton instinct.. je ne peux pas t’aider. Mais toujours là si tu as besoin de parler et si le blog ne bug pas 😉

    Bon courage !!

  50. Hello!

    Cette fois-ci seulement 5 pour recevoir ton post!..:-)Oui tu as raison je suis bien paumée..Et en effet, il n’y a que moi qui puisse prendre cette décision. Personne ne peut le faire à ma place. Donc on verra. Je fais ma vie, je tente d’avancer. Et les gens qui me jugent ou me questionnent car ils se remettent pas du fait que je n’ai pas encore d’enfants..je les emmerde..voila voila
    Parce que clairement si je me prends la tête c’est beaucoup à cause du regard des autres. Ils me jugent et je m’auto flagelle, car j’ai l’impression d’être anormale du coup. Et j’en ai assez de ça. Il faut que j’apprenne à prendre soin de moi, même moralement.

    Merci de ta réponse en tout cas et bon courage pour la suite!

  51. Bonjour Chocolat !

    Comme dit Mme Champignon (que je salue au passage et que j’irai bientôt visiter sur son blog) il n’y a pas spécialement d’admiration à avoir.
    Pour ma part je n’estime pas que les gens qui ont des enfants sont mieux que les autres !
    Il y a ceux que j’admire car ils sont des « super » en la matière, mais les mamans en général ne sont pas toutes dignes d’admiration juste parce qu’elles ont fait un gamin ! Il y a beaucoup de parents pas géniaux, voir mauvais (parfois, je me demande si je n’en fais pas un peu trop souvent partie) qui n’ont rien d’admirable…Ils ont juste fait comme tout le monde, sans forcément se poser la question de s’il fallait sauter le pas ! Et traitent parfois mal leurs gamins qui à la base n’ont rien demandé.
    Ici il m’est apparu à un certain moment que je ne pourrais pas me passer de cette expérience dans ma vie, sans le regretter. Mais ce n’est peut être pas une très bonne raison. Ce qui est réussi c’est que quand je vois mon fils c’est magique mon coeur déborde d’amour sans que j’ai rien à faire (sauf le week end matin à 7 heures!), mais au quotidien il faut tellement en faire quand on est parents …
    Et là c’est parfois moins réussi.
    Par exemple ici avec mon mari on est clairement pas assez disciplinés et réguliers, on pensait qu’être parents nous obligerait à problème, mais pas du tout et c’est notre enfant qui paie cela. je m’explique :
    Un exemple parmi d’autres : on arrive pas à être raisonnables et à se coucher suffisamment tôt. Quand notre fils se lève et nous réclame de l’attention, on a du mal à ne pas laisser assez vite transparaitre notre sale humeur due à notre fatigue. Certains jours on s’autoflagelle en se disant qu’il faut vraiment qu’on change. D’autres jours on est fatalistes en se disant qu’on a « besoin d’air » après son coucher et qu’on a bien le droit de « respirer » un peu le soir. D’autres jours on l’accuse carrément (entre nous) de nous user, car comme je le disais plus haut il est à la limite de l’hyperactivité, de la précocité, toujours en action, toujours en demande, crevant (mais n’est-ce pas aussi à cause de nous parce qu’on n’est pas assez « à lui » avec cette fatigue qu’on traine depuis sa naissance? Bref on ne sait pas exactement d’ou vient le pb, voir l’histoire de l’œuf ou la poule).
    D’autres ont l’air vraiment à l’aise et même s’ils ne sont pas des parents parfaits, ce qui n’existe pas, assument leur rôle avec un minimum de joie et de sérieux en même temps ce qui pour ma part est souvent difficile je l’avoue. Je trouve qu’au quotidien il faut du courage, beaucoup d’énergie et de patience, savoir être inventif, supporter la fatigue, et lacher du lest, être en même temps assez carré, aimer un minimum s’occuper de quelqu’un d’autre que soi …

    Je trouve ça nul les gens qui critiquent ceux qui ne veulent pas de gamins. Qui sont-ils pour juger ? Dieu ? Moi au contraire j’admirerai presque plutot ceux qui décident et assument de ne pas en faire, qui ne se sentent pas obligés de faire comme tt le monde et épargnent ainsi bien des souffrances à tout le monde (tout le monde = eux-même, qui ont su se respecter avec leur besoin de conserver « leur » vie, et les gamins qu’ils n’ont pas eu qui auraient peut être (surement) souffert de ne pas avoir été vraiment désirés et donc traités avec amour et respect ensuite ).

    Cette ambivalence que tu as je l’ai eu et je l’ai encore depuis que mon homme me parle de deuxième (depuis plus d’un an …Et je n’arrive pas à faire enlever mon stérilet tout comme toi la pilule). Peur de fracasser encore plus mon couple, de ne pas réussir à supporter de « doubler » la charge de travail qui va avec un enfant, vu que déjà un me semble parfois presque insurmontable. Un part de moi cependant rêve de retenter cette expérience qui ne ressemble à aucune autre. C’est « la rencontre du troisième type »!

    Une fois que certaines peurs ont été surmontées et qu’on « avance » -même malgré soi- parce que les choses se font (grossesse, accouchement, …) il reste toute la suite qui est bien plus longue à assumer …et qui occupe bien les journées. Et encore je ne me projette pas trop (dans le genre comment lui payer ses études, nous qui vivons constamment au fond du découvert ce serait une question intelligente à se poser peut être !) mais au quotidien : qu’est ce que j’offre à cette petite vie que j’ai l’honneur de tenir plus ou moins « entre mes mains » ?

    Il y a des moments plus ou moins heureux et je ne te cache pas que je suis dans une phase un peu difficile. Je suis du genre à me poser des questions et ça n’aide pas. J’envie les gens qui sont à l’aise avec leurs choix et ce que propose le système ; de mon côté je remets parfois les choses en cause et c’est source d’angoisses.
    (Exemple de questionnement du moment au quotidien : l’école est-il un bon système pour tous ?Pour mon fils ? question que je me pose depuis longtemps, je suis prof, et encore plus depuis que j’ai mon fils qui a surtout besoin de bouger et d’agir de lui-même …Bref qui est loin d’être « comme un poisson dans l’eau » dans ce système où je le colle pourtant tous les jours plus ou moins de force, et d’où il ressort énervé, pénible, frustré, je le sens, bien qu’il fasse des efforts pour se tenir en classe. Et il en a pour des année vu comme c’est parti …Pourtant moi j’ai plutôt bien vécu l’école.)
    Bref « se lancer » ne résout pas tout pour la suite, en positif, comme en négatif.
    Il y a aussi ces mères que j’ai vu une fois dans l’émission des maternelles, à qui la maternité donne des ailes, qui montent une entreprise, deviennent sures d’elles, abattent des montagnes, …alors qu’elles hésitaient à sauter le pas.On ne peut pas savoir comment ça va se passer (bébé qui dort/ ne dort pas pendant des années ? en bonne santé ou pas ?turbulent ou placide ?) et comment on va réagir (du genre « Quel bonheur, j’aurai dû l’avoir plus tôt, c’est du boulot mais c’est trop bien »/ Ou « holala je n’imaginais pas que c’était un enfer pareil il m’a fallu 6 ans pour sortir la tête de l’eau depuis sa naissance »)
    Moi j’admire ceux qui arrivent à trancher la décision et à être heureux et sûrs de leur choix ensuite. De mon côté j’ai tranché et n’ai pas de regrets, mais par contre un peu du mal à assumer au quotidien. Que disent les jeunes mères qui accouchent de toutes parts autour de toi ?

    Enfin pour donner de l’eau à ton moulin j’ai entendu un jour un psychiatre je crois dire « ce n’est pas la même chose de vouloir être enceinte et de vouloir un enfant ».Et c’est vrai. Pour la grossesse je repartirai tout de suite, même si j’ai eu quelques maux un peu pénibles, beaucoup de fatigue et la fin allongée, c’est quand même une expérience de fou (ds le bon sens pour moi).
    C’est après que j’ai trouvé ça difficile (quand il faut VRAIMENT, jour et nuit, semaines après semaines, s’occuper d’un autre que soi).
    Le contexte est très important aussi. L’aide sur laquelle tu peux compter c’est vraiment important. Ce week-end par exemple je me suis levée avec l’envie de m’occuper de mon fils, et la patience, carrément en négatif. Et forcément le week end s’est mal passé. On a très peu de relais de confiance (juste mes parents 3-4 fois /an), et je trouve ça vraiment pesant, on ne se « recharge » jamais en énergie. C’est le problème du REPIT. Et j’aurai du mal à le confier à un parfait inconnu pour un babysitting (et de toutes manières nos finances ne nous le permettent pas). Du coup on a parfois l’impression de ne plus pouvoir avoir aucun moment entre adultes et c’est quelque chose de difficile à vivre, moi qui aime la liberté à la solitude à la base. Voilà mon experience si ça peut t’aider dans ta réflexion … Mais bien sûr ça n’avance pas à grand chose, c’est une fois dedans qu’on mesure vraiment ce qui se passe (en positif et négatif, toujours).
    Et aussi voici un lien sur un texte écrit à trois mains qui parle de cette question de la grossesse, et de la difficulté de devenir mère quand nait un premier enfant :https://peaceandmorve.wordpress.com/2013/02/07/preums-vs-deuz-larrivee/
    Un lien sur le bonheur inattendu d’être mère :
    http://fautquejenparleamonpsy.blogspot.fr/2015/10/un-amour-si-grand.html

  52. Bonjour Loukoum,

    Merci pour ton témoignage et pour tes liens que j’ai lu attentivement !

    Et ce qui en ressort c’est toujours la même chose : y’a qu’en ayant un enfant qu’on sait à quelle sauce on sera mangée !

    Je pourrais autant être comme toi, une maman qui fait de son mieux mais qui aimerait bien pouvoir respirer de temps en temps, et qui sait le reconnaitre. Je pourrais être une maman complètement ébahie par son bébé au point d’en oublier les mauvais côtés..Y’a qu’en le faisant que je le saurais. Et c’est l’idée de ce saut dans l’inconnu qui me fait peur. Je ne suis pas douée en engagement. La seule personne avec qui je me suis engagée c’est mon mari et c’était lui qui tenait à se marier. Moi je me demandais à quoi ça pouvait bien servir, et à la fin, comme ça lui tenait à cœur et que de toute façon c’est l’homme de ma vie j’ai dit oui. Mais je savais à quoi et à qui je m’engageais, et ne nous mentons pas si ça venait un jour à ne plus fonctionner, il y a le divorce. Alors que l’enfant tu le fais, et puis tu sais pas si tu vas le supporter, supporter le rythme, avoir des regrets car tu ne peux plus faire ci ou çà maintenant qu’il est là. Je déborde d’amour dont je ne sais que faire, vu la relation pourrie que j’ai avec ma famille, donc je pense que je l’aimerais et prendrais soin de lui. Mais lui, est-ce qu’il sera comme ma famille et me rejettera dès qu’il aura plus besoin de moi ? Est-ce qu’il m’appréciera ?C’est plus ça, je me méfie de cet incrusteur.

    Après tu me diras, si je décide de le mettre au monde, c’est moi qui l’incruste dans ma vie, mais bon ça reste un inconnu ! Je trouve que c’est quand même une grosse responsabilité, et je trouve ça étonnant qu’on soit une minorité à se poser ces questions.

    Concernant ceux qui me jugent car je ne suis pas pressée ni sûre de vouloir un mioche : ils ont un mode de vie, qui leur semble évident et ils ne comprennent pas que je n’ai pas le même. C’est un peu comme toutes les intolérances, ils comprennent pas alors ils critiquent.

    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que le plus effrayant c’est pas la grossesse, c’est l’après. En tout cas, merci beaucoup de ton témoignage. Je te souhaite du courage avec ton fils ! Du moment que tu fais de ton mieux avec lui, tu n’as pas à culpabiliser. Tu l’as dit, tu n’as pas d’aide, tu restes un être humain. Ma belle-sœur elle passe son temps à laisser ses petits à ma belle-mère, bah c’est clair que c’est un autre rythme.

  53. Bonjour,
    A la question « pourquoi faire un enfant ? » je répondrais seulement par « l’envie ». Moi je n’en ai pas envie et mon mari non plus donc on en fait pas.
    Après je ne pense pas que faire des enfants pour faire perdurer l’espèce soit un bon argument, car puisque nous ne sommes pas une espèce en voie d’extinction (on est même en surpopulation), l’argument « c’est normal, faut faire perdurer l’espèce » est un argument obsolète, sans valeur.
    Donc personnellement, je pense qu’aucun argument n’est valable à part « l’envie ». Les personnes qui en veulent en font, et ceux qui n’en veulent pas n’en font pas. 🙂

  54. Bonjour à tous,
    Quel fil incroyable. Tout d’abord merci, parce que je commençais à penser que j’étais un extra-terrestre au milieu des « mais ça viendra, tu verras ».
    Je me retrouve beaucoup en toi, Chocolat.
    J’ai à la fois une envie tenace de donner de l’amour et de profiter de ces bonheurs dont j’entends parler partout. Ça me ressemble énormément en plus. Et en même temps, je ne suis vraiment VRAIMENT pas convaincue que le risque en vaille la chandelle.
    Alors je ne vais pas ressasser ce qui a déjà été dit, et même si ça me fait du bien de vous lire, mon problème reste entier. D’autant que mon conjoint (10 ans de vie commune) partage mon opinion (il est peut être encore plus que moi dans le « euh et ma vie à moi alors? » et dans tous les risques que ça implique pour le couple et l’enfant).
    Donc je ne vois pas d’issue, parce que ça dure depuis plus de 5 ans pour moi ces questions. A un moment ça m’a énormément culpabilisé de ne pas « être capable » d’avoir envie ou de ne pas avoir envie et puis c’est tout. Et les réponses qu’on me donnait était toujours les mêmes. Ça viendra. Et quand ça ne vient pas? Quand les questions perdurent?

  55. Bonjour Imoga!C’est clair que j’ai ressenti tout ce que tu décris. Je suis comme toi, j’ai beaucoup d’amour à donner et c’est la seule raison qui me pousserait à avoir un enfant, mais je trouve ça un peu léger comme raison vu l’engagement que c’est.

    Quel age as-tu? Moi j’ai 32 ans, et pour répondre à ta question « et si les questions perdurent? » eh bien n’arrête pas ta contraception. J’ai enfin terminé cette période où tu culpabilises de ne pas être comme tout le monde, de ne pas avoir ce satané désir d’enfant. L’année dernière je suis revenue d’un week end avec la belle famille où on m’a posé 2 fois la question..plus le papi qui a plaisanté en disant que mon mari et moi ne savions pas comment on faisait les enfants…j’ai passé le week end à envoyer bouler les gens qui me questionnaient, à m’isoler avec les enfants car c’était les seuls à pas me prendre la tête. Arrivée chez moi, j’étais en dépression totale car ça faisait des mois que je me prenais la tête à ce sujet, sans jamais trouver de réponse.Je me sentais comme une extra terrestre.

    Et puis un jour, le neveu de mon mari qui a 5 ans m’a vu prendre ma pilule. Il a biensûr demandé si j’étais malade en me voyant prendre un médicament. J’ai hésité à répondre franchement puis je lui ai dit « non je suis pas malade, c’est une pilule pour pas faire des bébés.. » La je m’attendais à ce qu’il m’assaille de reproches du genre « quoi t’aime pas les bébés? les enfants? tu m’aimes pas? » et il me répond comme si ça coulait de source « eh ben? c’est pas obligé de faire des bébés! » Je lui ai dit que c’était très intelligent comme réponse et j’ai raconté à ses parents qui n’avaient pas l’air d’accord bizarrement..!

    Bref, la parole la plus sensée que j’ai entendu l’année dernière venait d’un enfant de 5 ans! Il a raison! C’est pas une obligation! Ça passe pour une obligation car la majorité des gens ont des enfants. Comme c’était une évidence pour eux,ils comprennent pas que ça n’en soit pas une pour nous. Donc maintenant j’ai une réponse toute prête pour les boulets qui oseraient me questionner, il en reste plus beaucoup.. »ça ne regarde que moi ». Et c’est tout. Tu n’as pas à rendre des comptes aux autres, c’est ton utérus nom de dieu!Les gens te réclament un bébé, mais derrière qui va l’élever ?Pas eux! Ne surtout pas, faire d’enfants pour faire plaisir aux gens!

    Et puis voilà aujourd’hui, je suis très bien sans enfants, ça ne fait pas partie de mes projets actuels. Si jamais je n’en veux jamais, c’est que je suis heureuse sans. Si jamais je finis par en vouloir quand ce sera trop tard, eh bien tanpis. Ce sera ptete dur mais je me souviendrai que je n’étais pas prête avant, et il ne faut jamais prendre un tel engagement sans être sûre de soi.

    Pour finir, car j’ai pas mal écrit!, c’est sur on a souvent envie de rentrer dans le moule, être comme tout le monde, plaire à tout le monde. Mais sache que la première personne à qui tu dois plaire c’est toi. C’est toi qui assume les conséquences de tes choix. Ecoute ton corps, pas les autres. Tu verras bien si un jour tu finis par vouloir un enfant ou pas. mais n’oublie pas « c’est pas obligé des faire des bébés »!:-) Tu fais ce que TU veux.

  56. Bonjour Imoga,

    Contente que tu aies pu trouver « un lieu » ou tu es/te sens « normale » 😉 En plus, si vous êtes tous les 2 sur la même longueur d’ondes c’est génial 🙂 Un jour ces gens-là arrêteront de poser ce genre de questions car ça sera plus « rentré dans les moeurs » je pense…enfin j’espère 🙂
    Bonne continuation !

  57. Si les questionnements des autres vous pèse, mon conseil serait de vous affirmer davantage, car a priori c’est pas très clair encore dans la tête de votre proches. « je ne veux pas d’enfant et j’en aurais jamais. Point. » C’est ce que j’ai dis pendant 15 ans en exagérant la mine de dégoût et ça marche… Il est arrivé le jour où j’ai eu le désir d’un enfant et le jour venu des annonces personne ne m’a cru ! C’était très drôle . Et à nouveau je dis « un deuxième? Jamais de la vie, c’est sûr à 100% » et ca marche très bien hier encore un ami m’a donné une petite tappe dans le ventre pour me montrer mon manque d’abd, je lui dis « imagine j’aurai eu le 2eme en route ? » Il m’a répondu « toi un deuxième? J’y crois pas une seconde ! »…. Voilà le deuxième j’hésite encore mais au moins personne ne me met la pression !

  58. Bonsoir à tous,
    Merci mille fois pour vos réponses. Je repasserai ce soir pour donner une réponse plus longue, mais j’ai du mal m’exprimer : les questions viennent de moi, pas de mon entourage (enfin celles qui me posent problème en tout cas). De moi qui suis depuis des années partagées entre les deux possibilités.
    Je reviens très vite, merci beaucoup pour vos réponses et votre soutien!

  59. Pour rebondir sur ce que disait chocolat sur le papi qui plaisante lourdement, quelque part ça se comprend un tt petit peu ds ce cas précis (même si c’est super pénible pour toi ce que je comprends aussi). En tant que papi il rêve naturellement de voir la famille continuer je pense. Moi-même (et c’est bien nul mais bon on ne commande pas ses envies) je me prends parfois à rêver du jour où je serai grand-mère (ma mère me fait rêver avec ça en me disant que c’est la maternité 2.0, bien moins pénible et bien plus drôle qu’être mère …). Et à part le côté sympa de l’affaire je ne comprends même pas cette envie. J’ai bien conscience que le fameux côté « la lignée continue » c’est un peu un leurre, personnellement je ne connais même pas le nom de mes arrières grands parents, donc le côté « éternité » …Ce n’est même pas ça. Çà n’empêche personne de mourir d’avoir des arrières petits enfants !
    Je ne sais pas pourquoi, mais j’aimerai que mon fils ait des enfants. Je comprends que ça puisse être un peu douloureux pour un ascendant de ne pas avoir de descendants (après le papi, s’il y a des neveux, il est déjà servi …)
    Par contre je ne comprends pas ces gens qui s’obstinent dans les remarques quand ils ne sont pas de la famille. Là aucune excuse, c’est purement débile, ce n’est pas un devoir quand même comme de payer ses impôts !
    Imoga bienvenue sur le fil !
    Je crois que tu as tout simplement conscience du fait que ta vie sera bouleversée, et dur de savoir si c’est en bien …D’où les questions qui taraudent.
    Moi j’ai un côté à vite « trancher » quand j’hésite, parce que j’ai trop peur des regrets. donc j’y vais et après je vois (et j’en chie, souvent !).Et comme je suis le genre consciencieuse j’essaie d’assumer au mieux (en me trompant sûrement) et ça ne me rends pas tjrs la vie légère.
    Maintenant mère il me reste des questions sans fin.On change de vie avec un enfant, mais pour certains finalement pêtre pas tant que ça. Ils continuent leur carrière pareil (moi j’ai l’impression de devoir m’occuper un peu de mon fils et que ce n’est pas bien de le coller 12 heures par jour 5 jour par semaine à de parfaits inconnus -car pas trop d’aide familiale- )(attention,sachant que ce n’est pas un jugement de valeur, c’est valable pr moi uniquement, j’ai d’ailleurs l’impression parfois que certains gamins qui vivent comme ça sont plus équilibrés que mon fils). Certains délèguent bcp, voir presque tout, 12h/jour+ week end à mamie (comme mon beau frère qui critique un peu j’ai l’impression mon côté -travail à mi-temps galérienne-) sans se stresser plus, en disant c’est comme ça.
    J’ai moi-même, étudiante, fait « nounou du soir » d’enfants de deux et trois ans qui passaient toutes leurs journées à la crèche-école garderie, que je gardais encore jusqu’à 20 heures, et que les grands parents venaient chercher le vendredi après midi « pour que leurs parents crevés par leur carrière se repose ». Et parfois en semaine je restait pour un babaysitting de nuit pr qu’ils aillent au ciné.
    Je ne juge aucunement à ts les coups ils seront très bien ds leur peau (du moins plus tard parce que l’ainé avait plein de pbs_ mais remarque pas le cadet)et leurs parents leur paieront l’école de leur rêve, tandis que mon fils me maudira peut être (je connais aussi le cas avec une mère très dévouée fâchée avec un de ses fils qui lui reprochait son manque d’argent chronique)!
    Tout ça pour dire que p être que de te projeter te permettra de mieux y voir ? As tu des gens prêts à t’aider ? Seras-tu seule ? Après je sais que c’est une question bien plus complexe que ça, mais je pense que ça a son importance quand même.
    Au passage coucou Mme Champignon, et bonne année ! J’ai bcp de mal à gérer en ce moment ma vie pro dc je ne prends plus le tps pour écrire des messages celui de ce soir étant une exception !

  60. Je reviens sur le fil car malade, j’ai du coup un peu de temps pour moi pour une fois ! Et ce fil reste vraiment intéressant.
    J’ai un lien intéressant (qui contient lui-même un lien vers un autre article sur le même sujet, super, à lire aussi, avec les commentairesqui le complète) sur la vie sans/avec enfants.
    http://unechambreamoi.blogspot.fr/2011/09/la-gestion-du-temps-avec-1-2-3-enfants.html
    Ce lien porte plus loin que les précédents que j’avais mis (qui parlaient plus du bouleversement « arrivée de bébé »).
    Bref, ce n’est pas ça qui peut faire prendre une décision ou pas, mais ça permet d’entrevoir peut-être plus nettement certaines choses. Et peut être de mieux les vivre quand on y est ? Comme Mme Champignon et d’autres contributeurs l’ont dit plus haut, je trouve que ce genre de choses devraient être connues des futurs parents avant l’arrivée de bb. quand j’y repense, je suis choquée d’avoir eu je ne sais plus combien de cours de préparation à l’accouchement alors que ça ne dure que 24 heures, et aucun cours de préparation à la parentalité alors que ça, ça dure toute la vie. Des cours qui permettraient de donner des petits »trucs »pour démarrer, des infos sur où trouver de l’aide, des infos tout court pour ne pas se sentir nul que ça ne se passe pas comme dans les pub (quand je vois la pub cam*lia, j’ai envie de fracasser l’écran !). Je ne suis pas sûre que ça jouerait bcp sur le fait de faire des enfants ou pas, mais au moins ça aiderait les gens.
    Dans mon cas perso, et ce que j’entends souvent qui ressort de mes amis parents :
    Ce qui fait peur :
    Le sommeil: c’est le loto ! C’est la GROSSE différence (injustice) entre les parents. J’ai l’impression que les parents qui n’ont pas besoin de beaucoup de sommeil vivent mieux la parentalité (enfin à condition que le gamin ne mette pas trois ans à faire ses nuits, là tt le monde le vit mal.)
    La « liberté ». Ici on a jamais énormément bougé, car on n’a pas des revenus suffisants pour faire le tour du monde (ou l’audace de partir avec un sac à dos). On a eu une periode parisienne ou on sortait pas mal le soir, mais la fatigue du boulot nous a vite calmés. Par contre la liberté de petits moments comme un bain tranquille, un ciné,la séance hebdo de sport …nous manquent. Certains autour de nous ont des papis et mamies demandeurs pour garder les petits ; ils ont donc encore une certaine « liberté ».
    Les soucis, contraintes : un enfant occupe bien la tête et le temps ! Après encore une fois ça dépend du caractère et de la santé du parent, de l’enfant, et de l’aide extérieure. Mais du moins pour un temps, il va falloir mettre des choses de côté.Même quand l’enfant dort il y a des choses à faire qui sont difficiles à faire en sa présence (car souvent l’enfant veut de l’attention !!Normal en fait). Les amis autour de nous qui avaient un côté « discipliné »(sans être maniaque) avant d’être parents ont l’air de mieux s’en sortir.
    Les sous : quoi qu’on en dise, élever un enfant ça se ressent sur le découvert (qu’on creuse jusqu’à plus soif) ! jusqu’à trois ans on est aidés, ensuite plus rien. Il y en qui se débrouille (braderies, récup) nous on doit pas super bien gérer mais c’est très tendu du slip niveau finances avec à nous deux un chouia plus que deux SMIC. Du coup les vacances, le sport, les trucs qu’on aimerait lui offrir …Bah souvent c’est remis à plus tard ! C’est un point un peu tabou j’ai l’impression, et c’est dommage, car du coup ce manque de serenité et de possibilité d’activités « plaisir », autant pour les enfants que pour les parents peut jouer beaucoup sur la parentalité.
    Couple : houlà la question. L’intimité : c’est sûr qu’elle en prend un coup avec la fatigue, le manque de temps … Après il y a les siestes …Mais on peut quand même en conserver une en fonction des points 1 et 2 !
    Il y aussi le problème de l’entente sur l’éducation. Ça dépend des couples. Nous on a du mal. Des amis à nous semble plus apaisés là-dessus.
    Voilà les quatre « points de l’angoisse » généralement évoqués …
    Après la liberté et le sommeil, peuvent se reconquérir peu à peu avec les années (je le vois déjà avec mon fils de 4 ans). Le bonheur : personnellement, et contrairement à ce que ressent Wako, j’ai naturellement de l’intérêt pour ce que fait, vit et dit mon fils. Heureusement, sinon sans ça ce serait insupportable !
    Donc depuis qu’il est né je suis naturellement passionnée par sa vie, et cela a ouvert une nouvelle dimension dans vie, un nouveau sens immense, qui me parait vraiment incomparable à d’autres choses (je redit que j’ai un boulot qui me plait, et des intérêts autres, je ne cherchais pas un sens à ma vie en devenant mère). Çà doit être le fameux truc de l’amour maternel !
    En fait en enlevant les soucis de sommeil et de sous, c’est une formidable aventure. Avec des hauts et des bas mais il y en avait aussi dans notre « vie d’avant ». Et nous arrivons maintenant mieux à profiter des bonheurs au jour le jour car on regarde les choses avec intérêt nouveau en les montrant à notre enfant qui s’éveille (par contre on ressent d’autant plus les choses violents quand il revient de l’école avec la tronche amochée par exemple).
    Voilà ce qui me vient à l’esprit face à la question des deux situations sans/avec enfants.

  61. Re bonsoir à toutes
    Alors Chocolat, nous partageons beaucoup comme je te le disais car j’ai également 32 ans depuis peu.
    Effectivement, les enfants sont pleins de bon sens. Je suis moi-même instit, et ça les interpelle parfois d’apprendre que je n’ai pas d’enfant mais effectivement ils n’ont pas le même cheminement que les adultes. Le plus souvent c’est « Ben oui tu t’occupes déjà de nous toi ». [sourire]
    Je suis contente pour toi et aussi un peu pour moi de savoir qu’on peut finir par s’assoir sur nos propres interrogations et accepter que finalement l’envie vienne ou non. Parce que pour en revenir à ce qui me taraude, cela reste que je ne puisse pas me décider. Pourtant je suis habituellement quelqu’un qui analyse et agit en conséquence, point barre.
    Je pense que j’ai justement cette chance de ne pas « subir » la pression des autres. Ça ne me pèse pas car je le vois toujours comme quelque chose de bienveillant. Non, la seule chose qui me peine est de ne pouvoir trancher.
    D’autant que nous rassemblons tous les « critères » habituellement attendus par les futurs parents avec mon conjoint (couple stable, maison, deux CDI avec des horaires idéaux…), donc je ne vois pas ce qui pourrait me décider si rien ne le fait maintenant. Mais bon, j’aime à me dire qu’on en apprend tous les jours, alors l’élément déclencheur doit sans doute se trouver ailleurs que dans le confort et « la perte » d’une partie de celui-ci… Parce que comme tu le suggères Loukoum (merci d’avoir pris le temps ), je me suis déjà pas mal projetée, et je n’arrive pas à voir autre chose que la balance pesant très lourd du côté « fin de ma liberté ». Et je ne vois pas pourquoi je l’abandonnerai. D’autant que comme tu les dis, avec mon compagnon, nous n’aurons pas les grand parents pour nous soutenir car nous sommes, pour mes parents, à plus de 3h de route et je ne parle pas de ceux de mon conjoint qui sont à l’autre bout de la France. Donc oui, ça aussi ça pèse…
    Bref, j’ai bien conscience de ne pas être seule dans ce cas, mais tout de même je vois très souvent des gens qui savent (ou savaient). Ils ne se sont pas (ou peu) posé la question. Et étant donné que je trouve que plus de 5 ans est un délai bien raisonnable pour prendre une décision, je me dis tout simplement que je suis coincée quelque part entre le oui et le non et que ça ne me ressemble pas.

  62. Si vous vous ressentez que la question du bébé se pose de plus en plus souvent en vous…. Je pense que ça ne va jamais s’arrêter car vous vous interrogez sur une totale inconnu dont vous n’aurez le résultat que si vous décidez de sauter le pas. Donc a mon avis la décision es faite à partir du moment où toutes ces questions vous pèsent. Peut-être setait-il plus judicieux à vous poser des questions qui peuvent trouver de vraies réponses comme: Si je voulais un enfant, a quel âge ça me semble le mieux? Si la réponse est maintenant ou dans 5 ans… J’ai fort à parier que votre date idéale est proche…
    Perso si je dois donner mon expérience, un premier enfant c’est un bon passage « gérable », perso j’ai trouvé le moyen d’aller au coiffeur à l’esthétique et faire du sport plus souvent encore qu’avant et on savoure plus ses moments à nous. J’ai jamais autant voyagé qu’avec bébé car tout le monde veut le voir grandir, même le tonton qui vit à Bali… ! On a réussi à combiner le sommeil comme on le souhaitait pour les gros dormeurs que l’on est même si ça a été pas mal bouleversé (ya des astuces qui se mettent en place au fil des jours). Et on va toujours plus souvent au resto avec le petit. J’ai galéré les 3 premiers mois car colliques, mais la crèche m’a sauvée et j’ai perdu mon cdi je suis sure à cause ça car on parait moins investit au taf quand on arrête les heures supp mais c’est un mal pour un bien j’ai retrouvé 2 fois mieux! Donc c’est beaucoup de bouleversements en perspective mais très positifs dans l’ensemble. Les questions ne s’arrêtent jamais je crois car on veut bien faire et ensuite on se demande pour le 2eme…

  63. C’est sur que du moment que tu doutes, tu risques de douter pour longtemps! Mais je pense que même en doutant, s’il y a une chance que tu aies envie d’avoir un enfant, tu devrais le ressentir un minimum. Le fait que la balance pèse plus du côté « perte de ma liberté » c’est que clairement, pour le moment en tous cas, tu tiens plus à ta liberté qu’avoir un enfant. Mais y’a rien de mal à ça. J’ai un exemple qui n’a rien à voir mais bon. Moi aussi comme toi Imoga, j’ai tendance à facilement trancher habituellement et sur la période de doutes intenses, je ne me reconnaissais plus. Mais quand mon mari a voulu se marier, j’ai pas accepté tout de suite. Car je n’en voyais pas l’utilité. Et là pareil je me suis dis « mais on s’aime, on vit ensemble depuis des années qu’est ce qui m’arrête? » et là réponse a été (oui j’ai régulièrement des conversations avec moi-même hihi) »de toutes façons c’est l’homme de ma vie, alors pourquoi pas après tout ». Mais c’était parce que je ne voyais pas d’inconvénients au mariage, je n’y avais juste pas pensé avant.Et puis appelons un chat un chat, au pire du pire, il y’a le divorce!
    Sauf qu’avec un enfant, y’a pas de divorce! Pas de retour en arrière possible! Si tu te rends compte que tu n’aimes pas être mère, et bah tant pis pour toi!Et hop tu es coincée avec ce petit être humain pour toute ta vie!Je trouve juste hallucinant que tant de gens prennent cette décision aussi facilement.!Après j’ai des copines qui sont mères et ont l’air d’être super épanouies mais ça ne me donne pas l’envie de sauter le pas pour autant.
    Je pense que la décision d’avoir ou non un enfant, devrait être vue comme n’importe quelle décision importante. Tu pèses le pour et contre. Si la balance pèse plus d’un côté ou de l’autre, tu es fixée. Moi par exemple voila ce que donne ma balance: pour: un bébé c’est mignon, et puis mon mari ferait un père génial, et puis on formerait une famille chose que je n’ai jamais vraiment eu, et puis j’ai tellement d’amour à donner…contre: mais mon mari et moi on est bien comme ça, et puis j’aime bien dormir autant que je veux, faire ce que je veux quand je veux, ne pas avoir un être vivant qui dépend de moi, et puis je me sens bien dans ma peau là, je suis sportive, pas envie de devenir grosse et encore et encore et ensuite, pouf accouchement, fatigue, des mois pour m’en remettre, pas de beaux parents pour m’aider, courir partout. Avoir la journée au taff et la journée à la maison de 19h à 21h et après quand je suis enfin libre car il dort, trop fatiguée pour faire quoi que ce soit, et si j’étais pas faite pour être mère, pfiou ça a l’air fatigant tout ça, je vais bouquiner!…
    Voilà, donc pas d’enfants pour le moment hein! Après attention je ne dénigre pas la maternité en général, mais c’est ce que je ressens dès que j’y pense. Donc j’ai décidé de ne me plus me poser la question tant que la tendance dans ma tête n’aura pas changé à ce sujet.
    Donc voilà, je pense que quand tu hésite trop c’est que ton inconscient qui en général te veut du bien, essaie de t’éviter de prendre un décision infondée. Et c’est très bien que tu te poses la question sans te jeter aveuglément dans la maternité juste parce que tout le monde le fait.

  64. Bonjour à toutes et à tous,

    D’abord bravo à l’auteure pour ce sujet qu’elle a lancé et ce fil de discussion qui tourne bien, sans hargne, jugement ou insulte. Je ne connaissais pas le blog, mais j’irais faire un tour sur les autres articles prochainement. Pas aujourd’hui parce que je viens de lire tout le fil de discussion, et c’était long !

    Je suis tombée sur ce blog et sur cet article après pas mal de recherche du style « vouloir ou non un enfant », « pourquoi faire un enfant » ou « pourquoi ne pas faire d’enfant ». Le fait est que, comme certaines d’entre vous, je me pose également cette question.

    J’ai 30 ans passés de quelques mois, je me prépare à partir un an à l’autre bout du monde vivre une aventure qui j’espère sera incroyable, avec mon amoureux avec qui je suis depuis hui ans. Nous planifions ça depuis presque un an maintenant, et nous sommes à quelques mois du départ.

    Il y a deux mois, mon père est décédé. C’était quelqu’un de très compréhensif, à l’écoute et toujours de bon conseil. J’ai heureusement eu l’occasion d’aborder avec lui il y a près de deux ans le sujet des enfants. Si j’ai parlé de ça avec mon père, c’est parce que j’avais eu cette discussion avec mon conjoint, qui lui, ne voit pas sa vie sans enfant. Il n’est pas pressé et ne veut pas me forcer la main sur le sujet, ne me met pas la pression, et attend que l’envie arrive de mon côté. Ou n’arrive pas…

    Depuis que je suis toute petite, je dis à qui veut bien l’entendre que je ne veux pas d’enfant. Je n’ai jamais eu d’attendrissement devant un bébé, je ne trouve pas ça franchement intéressant, et la plupart du temps, je les croise dans le métro ou au restaurant, ou ailleurs, et ils sont en général en train de brailler et d’exaspérer leurs parents, et tous ceux qui sont autour. Et les parents… Plus démissionnaires, tu meurs. Tout ce qu’il faut pour ne pas donner envie du tout.

    C’est ce que j’ai dit à mon père quand je lui ai parlé du petit début de conflit qu’il y avait eu entre mon copain et moi. Il m’a expliqué les raisons qui peuvent pousser les gens à avoir un enfant, m’a avoué que lui avait fait des enfants pour son propre plaisir, et qu’il reconnaissait que c’était une décision parfaitement égoïste, ce qui n’a pas fait de lui un mauvais père, bien au contraire. La preuve, je me demande aujourd’hui si oui on non je veux faire des enfants, ce qui est mieux, à mon sens, que faire des enfants par crainte du jugement des autres, parce que c’est la norme, parce qu’il faut le faire, parce que les parents seraient heureux d’être grands-parents, parce que la famille vous regarde de travers à noël, etc. Mon père ne m’a pas jugé pour ma décision qui à l’époque était très ferme « non je ne veux pas d’enfant ». « Et Julien ? » me dit-il. « Ben Julien il en veut. » Evidemment, quand l’un sait qu’il en veut, et l’autre sait qu’il n’en veut pas… Quand on s’en rend compte après six mois de relation, on peut se quitter. Mais quand on s’aime, et qu’on vit ensemble depuis 5 ou 6 ans, c’est plus compliqué. C’est là qu’est arrivée l’idée que j’avais en tête depuis des années. « Bon, ce qui est sûr, c’est qu’avec une petite vie pépère comme on a (CDI, voiture achetée, appartement acheté, etc.), il est hors de question que j’ai un enfant, j’aurais l’impression de ne pas avoir vécu ». Et nous voilà parti en Nouvelle-Zélande pour un an. Oui mais après, est-ce que je voudrais un enfant ? « Je ne te promets rien » lui ai-je bien dit. Mais il a confiance. Il se dit que ça viendra. Je ne culpabilise pas, il a pris sa décision en toute connaissance de cause.

    Mais le décès de mon papa à déclenché plein de réflexions en moi, sur mon travail, ma vie. Est-ce que je suis heureuse ? Est-ce que je fais ce que j’ai envie de faire ? Est-ce que ce que je fais fait mon bonheur, ou je le fais parce que c’est ce qu’il faut faire dans la vie pour qu’elle soit « réussie » ? Etc. Heureusement, je lâche tout pour partir à l’étranger. Oui mais… et les enfants ? Finalement, est-ce que je n’en voudrais pas ?

    Et un ami à moi, dans la foulée m’annonce qu’il va être papa. Lui qui ne voulait pas du tout d’enfant, qui ne les aimait pas… « Mais… pourquoi ? » « Ben parce qu’en gros, elle m’a dit : on fait un enfant ou je te quitte ». Et il a dit ok. C’est sûr, je ne ferais jamais ça. La décision implique des conséquences bien trop importante pour être prise comme ça… Cela dit, je peux comprendre les gens qui, par amour de leur conjoint, acceptent avec l’espoir que « ça va le faire ». Et je suis sûre que pour certains, ça marche, la sauce prend.

    Mais, les conventions sociales, le jugement des autres, tout ça, je m’en fiche totalement. La chance d’avoir eu des parents tolérants, ouverts et compréhensifs, qui m’ont laissé essayer, me planter, recommencer, etc. Sans m’en vouloir, sans regretter. De ce côté là je m’en sors bien, et je m’en rends compte en lisant les commentaires de certaines d’entre vous qui n’ont pas eu la vie facile.

    Et ça, ça ne fait que mettre encore en question son désir d’enfant. Est-ce qu’on sera capable de l’accepter tel qu’il est ? Est-ce que s’il a l’idée saugrenue d’essayer l’héroïne on sera là pour l’aider ? Ou on l’abandonnera ? Est-ce qu’il s’il attrape le SIDA parce qu’il n’a pas eu l’envie de mettre un préservatif un de ces jours, on l’aimera encore ? On lui pardonnera d’avoir foutu sa vie en l’air ? Sans parler, comme le disait Non, des pédophiles, violeurs, et autres cinglés que la vie met sur le chemin de certains.

    Et l’écologie dans tout ça ? Imposer au monde une autre bouche à nourrir ? Un jour quelqu’un m’a dit « Oui mais tu sais, tu as des valeurs que tu pourras transmettre à un enfant, mieux vaut que toi tu fasses un enfant, plutôt que quelqu’un qui n’est pas conscient que les abeilles disparaissent, que le sucre c’est du poison, que les océans sont plus rempli de plastique que de poissons… ». C’est vrai aussi. Faire un enfant, c’est pas sauver le monde, mais quand on peut lui donner des valeurs fortes, ça contrebalance peut-être un peu tous ces enfants qui naissent dans des familles sans éducation, qui mangent du macdo à tous les repas et ne savent même pas ce qu’est l’huile de palme. Oui je suis dans le cliché, mais diable… ça existe !

    Tout ça pour dire au final, que je suis perdue. Ni pour, ni contre… Et lire tous vos commentaires, c’est rassurant, très rassurant. Ca permet de constater que d’autres se pose la question, ça permet de voir que certains regrettent, ce que généralement, on ne dit pas, ben oui forcément, comment peut-on oser dire qu’on aime pas les enfants, qu’on regrette d’en avoir fait. Rhaaaa honte à vous ! Et merci à cette société qui stigmatise les différences, qui force les gens à procréer !

    Oui, la France est la pondeuse d’Europe, c’est dans notre pays que les femmes font le plus d’enfant. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous pousse, dans notre éducation, à ne pas remettre en question cette « loi naturelle » ? Pour ma part, je ne comprends pas que les gens ne se questionnent pas plus sur le sujet. Lire ce fil de discussion c’est bien, ça rassure. Mais combien de personnes participent ? 20 ? 30 ? Pas plus de 50 sans doute. Et à côté de ça, on tombe sur des articles désespérant comme ça http://www.aufeminin.com/vouloir-un-enfant/40-raisons-d-avoir-un-enfant-s1063800.html.

    J’ai lu je ne sais plus ou que les gens qui choisissent de faire un ou des enfants devraient être autant questionnés que ceux qui n’en veulent pas. Après tout, quand on ne veut pas d’enfant, on n’échappe pas au « mais pourquoi ? ». Alors pourquoi ne pas rendre la pareille à ceux qui en veulent « Mais pourquoi tu veux un enfant ? Quelle raison te pousse à ça ? ». Je suis portée à croire qu’un bon paquet seront incapable de répondre. Et ne remettrons jamais en question ce choix !

    Bravo à celles et ceux qui osent dire les difficultés d’être parents, les regrets, les côtés négatifs, les horreurs parfois, et qui partagent leurs remords, leurs doutes, etc. Si on écoutait plus les gens qui ont l’expérience de la parentalité, peut-être que moins de gens se jetteraient à l’eau !

    Pour ma part, je ne suis toujours pas décidée… Et je doute qu’Elisabeth Badinter avec « Le conflit : la femme et la mère » m’aide… Malgré tout, très bon ouvrage que je conseille à celles et ceux qui voudraient voir la maternité de manière un peu plus… réaliste et historique !

    Et merci de supporter ce très long blabla qui n’a finalement ni queue ni tête, j’ai écrit tout ce qui passait !

  65. Bonjour Moultipass! (marrant ton pseudo hihi)

    Ton lien de aufeminin.com met en avant le fait qu’il y ait une propagande concernant les enfants! On va dire que c’est un site qui guide les femmes ou du moins les conseillent dans leur vie. Donc si tu les suis, les femmes ne sont bonnes qu’à se maquiller, s’habiller à la mode et biensûr faire des enfants! « bébé ci bébé ça ». A ta question qu’est ce qui pousse les gens à avoir des enfants, je dirais qu’il y a à peu près 3 catégories de couples:
    -ceux qui rêvent réellement d’avoir un enfant, de le voir grandir, de l’aimer etc
    -ceux qui le font parce que tout le monde le fait, du coup ils se sont pas posé la question de s’ils en avaient envie ou pas et ont foncé tête baissée
    -ceux qui en ont par accident et en profite pour sauter le pas, surtout que l’avortement ça fait pas trop envie..
    On vit une époque où la femme a sans cesse peur d’être jugée. Dire que tu ne veux pas du tout d’enfants ou pas pour le moment équivaut à dire que tu es une sorcière sans cœur et égoïste. Pourtant à mes yeux c’est plutôt altruiste de ne pas faire un enfant aveuglément. Tu penses à son avenir, tu veux pas qu’il ait une mère pleine de regrets et malheureuse. Et cette étiquette de la femme égoïste, anormale, il faut du caractère pour accepter de la porter. Donc il y a beaucoup de femmes qui enfantent juste pour avoir la paix sociale!

    Quand je suis arrivée sur le forum c’était justement car j’en pouvais plus d’être jugée. D’être la paria pendant les fêtes familiales, le seul couple sans enfants. Et puis j’ai fini par me dire que c’était pas la première fois que j’étais incomprise. Et les gens qui me connaissent réellement et m’aiment pour ce que je suis, ne me jugent pas.

    Donc prend le temps de réfléchir pendant ton tour du monde. Je suis sûre que ça te donne l’impression d’être attendue au tournant! Mais tu verras tellement de choses pendant ton voyage, tu vivras tellement de grands moments, qu’à mon avis tu en ressortiras encore plus mûrie et que tu auras sûrement avancé sur ta réflexion. Et puis si c’est pas le cas, bah ce sera pour après!:-)

  66. Très intéressant ce commentaire ! Et apparemment tu n’as pas eu de soucis avec ta famille, enfin tes parents, ce qui apparaît parfois comme une cause de la non-envie d’enfant !
    Ça complète le « panorama » …
    Ton papa avait-il « expliqué » le bonheur d ‘être père ?

  67. On ne cache rien de ce qu’est la maternité… (regardez Foresti!!) C’est juste dur d’expliquer à un poisson ce que c’est qu’être un chameau… avoir un enfant c’est juste vivre la vie comme elle vient, ça change le quotidien pendant quelques années mais ça ne change pas une personnalité, tu finis par revenir à tes passions au fur et à mesure qu’il prend de l’indépendance. Certaines n’ont pas peur de partir à l’autre bout du monde sur un coup de tête, d’autres auraient complétement la frousse! Nos arrières-grand-mères accouchaient sans rien savoir de ce qui allait se passer. On a fait des progrès! Ca peut faire peur et la peur fait réfléchir. Normal.
    Je dis la vérité a mes amies : J’ai detesté la grossesse, adoré l’accouchement, detesté les 6 premiers mois, adoré les suivants : Et malheurs et bonheurs s’équilibrent, c’est la vie. Les complications s’oublient…les souvenirs sont très intenses.
    Comme vous, je n’arrivais pas à me projeter maman, par contre je ne me voyais pas ne pas être grand-mère. Ca a participé au déclic. Avoir une vision à long terme pour tracer sa vie ça peut être une solution.
    Quand on observe les parents de l’extérieur ils ont l’air totalement perdus face à des enfants insupportables, mais je dois vous avouer qu’en fait… (désolée pour l’image) c’est comme nos pets qui puent ! Les nôtres ils ne nous dérangent pas (même si dès fois quand même oui hein!) !
    Mon fils nous fait énormément rire, même quand je le punis, avec mon conjoin on s’envoie constament des regards en coin, et on se mord les joues.
    On a tellement à coeur de montrer à l’enfant ce qu’est « la Vie » qu’on se prend au jeu, quitte à ce qu’il ne soit pas encore prêt, on tente quand même… Et on leur fait faire des tas de trucs que l’on ne ferait plus nous même (Allez, monte là dessus tu verras… mon cul! oups!!!)
    Une étude récente dit que le cerveau d’une maman se modifie (rien que ca!) pendant 3 ans, j’ai trouvé ca dingue, et puis ces tas d’hormones, ça aide très certainement.. La maternité ça fait drôlement « évoluer », on ne devient pas plus sérieux mais on ouvre une porte sur un monde inconnu (on rentre et il y a les copines derrière la porte qui nous disent « alors, alors, tu vois quoi???… ahahahhh…).
    Mais c’est pas si terrible, on ne change pas de personnalité, on nous rajoute une boule d’amour que l’on regarde grandir, que l’on aime qui nous aime passionnément. Et en fait le mot « regarder » est exactement le verbe qui caractérise le + l’activité du jeune parent : on passe un temps fou à les regarder et c’est super fascinant (c’est comme si ton poisson rouge apprenait les pirouettes salto-arrière…).
    On se met un peu la pression (lui apprendre à manger, à marcher, à dormir, à jouer, à parler etc…) on a l’impression que c’est beaucoup de boulot… mais en fait c’est tout l’inverse… faut RIEN faire pour ne pas bousculer l’inné qui est formidablement bien fait (comme les bébés animaux, les enfants apprennent en expérimentant ou en imitant).
    Et puis on a de la chance d’être au 21ème siècle dans des pays civilisés ! Le moindre problème on peut se documenter sur internet (ou courir aux urgences). Le marché de la puériculture ne s’est jamais aussi bien porté, les brevets pleuvent : la poussette « mini », le couffin berceur, le lait prêt à l’emploi, les couches 12h d’absorption… donc on ne peut pas se plaindre de ce côté là!
    Les vêtements de bébés sont compatibles 100 % avec le sèche linge (quand les nôtres rétrécissent impitoyablement…les leurs deviennent au contraire… tout tout doux !). Le pliage et des habits de bébé c’est tout minus, on préfère s’occuper des siens que des notres… La nourriture : se résume pendant 6 mois à verser de la poudre dans de l’eau sans chauffer (puis le biberon au lave vaisselle) ou alors l’allaitement encore plus simple, s’avère même être une expérience très agréable. Puis après c’est des expériences culinaires plus ou moins fructueuses qui peuvent être soulagées par des petits pots du commerce. Vers 1-2 ans ça veut manger tout comme nous mais en « presque rien » donc papa et maman donne chacun un peu de son assiette (et récupére un peu après).

    En résumé, la liste des galères pour moi :
    1. L’ORGANISATION (donner tous les vêtements au petit cousin et essayer tous ceux de la copine pour passer du 3 mois au 6 mois puis au 12 mois… ou réaliser qu’il chouine car on a zappé l’heure du gouter et que zut elle est où sa compote…)
    2. LE RANGEMENT : il y a 14000 jouets dans toute la maison qui ne te motivent pas à passer l’aspi. Il y a la solution « papa » : tout dans un bac qui part au grenier ni vu ni connu, de toutes façons bébé préfère jouer avec les sachets de riz !
    3. LES PHASES CHIANTES : celle du « tout le temps malade » du « je dis non », du « pourquoi??? » du « je tape ou je mords » du « j’ai du mal à m’endormir » du « je renverse systématiquement tous les verres d’eau » ou du « je me barre en courant dès que t’as le dos tourné » … heureusement que ça varie et ça passe vite car sinon on deviendrait complétement marteau !! (au tout début on trouve même ça..mignon!).
    4. LA MAMAN CRADOC : On passe l’enfant en priorité et notre look il est carrément à la traine… le coup de l’enfant bien peigné mais la maman toute dégueue… c’est tout moi! Ce n’est pas que j’ai pas le temps… Mais si j’ai un peu de temps, je préfère lire une histoire de petit ours brun fait de la luge plutôt que de me maquiller avec l’enfant qui gravite comme une planète et veut AUSSI se maquiller! Pareil pour le shopping… j’en fais suffisamment pour lui que je m’oublie complètement. C’est pas si génant… sauf quand on rencontre les nanas « bien clean ».
    5 : LE TEMPS REDUIT A LA MAISON : On sort trop…ça les calme, ça les stimule, ça les fatigue bien, ça les berce, ça les affame, ça les rend heureux et nous aussi, et puis surtout ça ne dérange pas la maison ! Et pendant ce temps on ne fait pas ce qu’on aimerait faire à la maison..(travaux, ménage, classement, hobbies manuelles en tout genre…mais en a t’on vraiment envie??)
    6 : L’ANGOISSE PERMANENTE : Je fais des petites angoisses débiles : qu’on me l’enlève, qu’il se crève un oeil et même pire encore… On a les premiers sentiments de peur le jour où l’on se sait enceinte et ça ne nous quitte plus pour toute la vie entière. Dur !

    Il y a d’autres galères évidement mais celles-ci sont pour moi un combat du quotidien, les autres trouvent des solutions. Il y a un truc étrange, c’est qu’avant je pouvais rêver « et si j’avais vécu une autre vie, un autre homme, un autre pays? » mais maintenant je me dis « ah non je veux continuer à voir mon enfant grandir », j’ai tellement envie de connaitre quel grand garçon, ado, adulte il va devenir… il est devenu la curiosité de ma vie, mon feuilleton préféré… c’est peut être ce que veut dire « donner un sens à sa vie ». Mais le conseil que je donnerai c’est juste en avoir envie et être en bonne santé, mais, ne restez pas 10 ans à prendre racine au carrefour, à un moment faut choisir sa route et il n’y en a pas de bonne ou mauvaise route.

  68. Merci pour vos réponses !

    Chocolat, je trouve que le mot propagande est bien choisi. C’est exactement ça qui se joue autour de nous, mais j’avoue avoir du mal à comprendre comment des gens proches de toi peuvent te harceler sur le sujet, que la pub le fasse, ok, mais tes proches… Comme certain(e)s l’ont dit avant, c’est quelque chose de très personnel, et c’est normal que tu aies pu mal le vivre s’il s’agissait vraiment de harcèlement. Mais tu as l’air d’avoir fait ton choix, en tout cas pour le moment, et c’est tant mieux que tu aies pu réussir à te détacher des ces commentaires idiots des gens qui se permettent de te juger sur tes choix et/ou ta féminité sous prétexte que tu ne veux pas mettre à l’épreuve ton organe reproducteur !
    Dans ta liste des catégories de couple, je pense que tu oublies ceux qui font un bébé parce que ça ne va pas fort, et que ça va sauver leur couple ! Quand je vois ce que les mamans partagent comme expérience ici, je vois mal l’arrivée d’un bébé contribuer au sauvetage d’un couple… Encore une fois, le beau vernis des pubs kinder et nutella fait son effet !
    Pour ce qui est de ce voyage, je pense en effet que ça va me faire voir la vie et le monde autrement, de là à dire que j’aurais pris ma décision… Mais au moins, j’en parle sans difficulté avec mon copain qui a le mérite d’écouter les raisons qui me font douter ! Je m’en sors bien sur ce coup là aussi ^^
    A priori, à défaut d’avoir une famille compréhensive, tu as toi aussi un époux qui a l’air de l’être heureusement, et ça c’est aussi beaucoup de chance. Comment accepte t-il aujourd’hui le fait que tu aies avancé dans ta réflexion et que pour le moment tu ne souhaites pas d’enfant alors que lui en veut ?

    Loukoum, en effet, dans la famille, à part quelques remarques du genre « quand tu voudras faire des enfants » corrigées par « SI je veux faire des enfants », rien de bien méchant, et pas de pression. Mais pas l’impression d’un grand bonheur du côté des mamans de la famille. Beaucoup de fatigue, de corvées, mais pas vraiment un épanouissement incroyable qui donne envie de se jeter dans l’expérience.
    Mon père par contre, m’avait en effet donné son point de vue. Déjà il avait gardé une grande capacité d’émerveillement et de découverte, un âme d’enfant en somme. Il était aussi très pédagogue, très intéressé par l’idée d’apprendre et de partager des choses, c’est d’ailleurs lui qui m’a appris à lire et à écrire avant que l’école ne s’en charge. Je pense que c’était aussi un peu un défi pour lui, et une revanche sur la vie parce qu’il avait eu lui-même une enfance difficile, peut-être voulait-il se prouver qu’il pouvait faire mieux que son père. Mais ça ne sont que des suppositions. Suite à son décès, j’ai retrouvé des photos de lui avec moi et plus tard ma sœur bébé, et il est toujours au top du bonheur avec un sourire jusqu’aux oreilles quand il est avec nous. Mais ça, c’est aussi quelque chose de très personnel !
    Au passage, j’ai relu tes commentaires et je me retrouve pas mal dans le début. Cette impression d’être encore une grande ado (oui oui à 30 ans, je suis un peu plus lente que toi ^^), et pas du tout prête à être adulte… Et je trouve que globalement, ce que tu dis résume très bien la réalité d’être parent, celle qui fait peur en fait. Ne plus dormir, ne plus avoir de temps pour soi (j’ai visité tes liens aussi), etc. Puis je me retrouve aussi bien dans ce que tu dis au sujet de « l’envie intellectuelle », la curiosité en fait…
    Je suis très partagée sur le sujet, et pas du genre à trancher dans le vif comme tu le disais !

  69. Bonjour à toutes!

    Moultipass, oui je ne pense pas connaitre toutes les catégories de couple mais j’ai en effet connu celle dont tu parles et j’avais oublié. Un couple d’ami qui étaient ensemble depuis 11 ans. Ils avaient déjà un enfant. Qu’ils avaient eu à une époque où ils étaient plutôt heureux. Mais après, leur entente s’est dégradée et ils ont lancé le deuxième. Ils ont eu un mal fou à l’avoir, ils ont tout essayé pendant des années, et ils s’entendaient de moins en moins. Puis finalement ça a pris, elle a accouché..Un an après ils se séparaient…:-( Mais bon ils sont plus heureux aujourd’hui.
    Concernant mon mari, il me dit toujours que « si tu veux des enfants, je suis prêt, si tu n’en veux pas, ça m’est égal ». Il m’a connue à une époque ou je n’y avais même pas réfléchi et je n’en voulais surtout pas » J’avais 24 ans. Et en effet, je ne comprends pas sa réaction..(même si elle me va très bien) Mais je vois bien que les gens quand il s’agit des enfants, quand ils disent en vouloir, en général c’est vraiment radical. Ils ne voient pas leur vie sans enfants. Alors que mon mari il se voit avec mais aussi sans..! Il me dit « nan mais quand je t’ai connu tu n’en voulais pas du tout, je savais à quoi m’en tenir ». Du coup je me dis que si on avait un enfant, il serait sûrement super heureux c’est sûr. Mais apparemment il est aussi super heureux maintenant, et à l’entendre il ne me quitterait pas si on n’avait pas d’enfant..

    Pauline,merci de ton commentaire, c’est cool d’avoir ta version en tant que maman. Je ne pense pas que le fait d’avoir un enfant change la personnalité non plus. Par contre, et ton commentaire le prouve, ça change ta perception des choses, et ton rythme de vie, clairement. Après je pense que lorsque tu veux vraiment un enfant, c’est une bonne chose, c’est réellement enrichissant. De redécouvrir la vie à travers les yeux de ton petit. C’est le genre de chose qui aurait pu me donner envie. Et comme tu dis, on supporte pas les enfants des autres mais on est sûrement plus tolérant avec les nôtres. Après quand tu vois le boulot que c’est et l’investissement, je reste persuadée qu’il ne faut pas se lancer sans en avoir envie. Bien sûr on sait que la grande période de fécondité est entre 25 et 35 ans (je fais de l’hypertension et ma cardiologue me fait prendre un traitement compatible avec une grossesse à cause de mon âge, non non aucun bourrage de crâne..). Mais ça ne doit pas être un argument pour se mettre la pression.

  70. D’accord avec Chocolat, très chouette commentaire Pauline. Ça donne une vision plus positive, même si tu parles des galères, on sent que tu les as surmontées à ta manière, ce qui est assez encourageant.
    Je suis loin d’avoir fait le tri dans tout ce que j’ai lu, notamment sur ce fil de discussion, mais c’est vraiment super intéressant d’avoir pu lire toutes ces opinions différentes et ces expériences livrées sans tabou !
    J’ai encore le temps avant de me décider étant donné mes projets à court terme, mais nul doute que je resterai influencée par les avis des mamans et papas trouvés sur ce site 😉
    Avec un peu de chance, le fil de discussion va continuer, et dans un an je reviens y faire un tour après mon périple ! (J’y reviendrai sans doute avant pour voir… 😉
    Quoi qu’il en soit, bon courage à toutes les mamans (et les papas, moins nombreux) qui galèrent et qui j’espère, trouvent aussi (un peu ou beaucoup) leur bonheur dans cette situation. Et bon courage aussi à toutes les jeunes (ou plus vieilles) filles ou femmes qui ne veulent pas d’enfant et qui sont regardées comme des extra-terrestre et à qui je souhaite de prendre la décision qui les concerne en étant capable de ne pas se laisser influencer !
    Et merci à Juliette, l’auteure, qui a lancé un beau sujet !

  71. Bonjour à tou tes(s),

    J´ai lu la quasi totalité de tous vos commentaires! Voilà une bonne question… Je crois que moi aussi, ça y est, j´ai envi d´avoir un enfant. Mais pourquoi??? Les premiers signes ont commencé lorsqu´à chaque fin de cycle je me disais « si je n´ai pas mes règles, c´est plié, pas besoin de décider. »
    C´est vrai, le problème c´est de savoir pourquoi maintenant et pas dans un an, deux ans ou-bien peut être pas du tout en fait…
    J´ai 27 ans et vit à Barcelone, une ville dite Peter Pan, la majorité des gens deviennent parent sur le tard. Peu de nos amis se posent la question. L´enfant est vu par mon entourage comme un virage à 90 degrès, voire même parfois un frein au développement personnel. Pour ma part, rien d´évident!
    Je m´entend à merveille avec mon copain, j´ai senti tout de suite que j´aimerais qu´il soit le père de mes enfants, il a envi d´être papa et nous partageons les mêmes valeurs en général. L´éducation devrait bien se passer. J´ai même pensé: si dans quelques années nous nous séparons car nous ne nous aimons plus, ou toute autre raison, j´aurai alors absolument confiance en lui, son attitude de papa.
    Nous parlons donc d´avoir un premier enfant, j´ai moi même lancé le sujet et finalement j´ai ouvert la porte à une multitude de questions. Parfois je trouve que cette envie est tellement banale!! Je suis déçue par l´horloge physiologique et ce train train de vie qui est en train de se profiler! Je sens l´envie mais ne la comprend pas. Nos vies d´humains sont si semblables ça me parait effrayant!
    Aussi, je me demande si cet être en plus sellera notre union ou créera un mur d´obligations qui s´imposera entre nous. Je suis tellement certaine de notre bonheur aujourd´hui de notre volonté d´avancer pour maintenir, alimenter ce bonheur que je me perd un peu au moment de décider du chemin!
    Je crois que j´ai envi d´accompagner la croissance d´un petit enfant, le voir comprendre et exister et j´aime l´idee de partager cette expérience avec mon conjoint. Mais je vois aussi ce changement comme un alignement social. Une somme de devoirs et charges qui se créent en même temps. Je pourrais très bien voyager, partir éduquer mon (mes) enfants dans un pays moins ordonné, moins contrôlé mais alors serait-ce lui donner toutes ses chances? En fait la responsabilité m´effraye! Je n´ai peu ou pas de doutes sur l´amour mais beaucoup plus sur la logistique, l´engagement social qu´un enfant implique, la responsabilité.
    La question reste donc sans réponse. Ou presque..
    Je pense que l´envie de sentir la magie du corps qui crée la vie sera plus forte que mes peurs!
    Cela prendra son temps mais pour ma part, ce serait une frustration que de ne pas pouvoir vivre l´experience de la famille, de ma famille.

  72. Bonjour L,

    Ce serait bien d’avoir l’avis d’une personne qui a déjà eu un enfant et qui a eu tes doutes.

    Mais bon je contribue quand même. A te lire, on sent que clairement tu veux un enfant! Je pense que les questions que tu as sur la responsabilité que ça implique, ou sur le fait que ce soit un peu faire comme tout le monde, sont des questions normales.

    Avant de prendre une grande décision c’est normal d’hésiter un peu. Mais si tu ressens le désir d’enfant, que tu es super amoureuse de ton copain et qu’en plus tu sais très bien qu’il sera un bon père…!Je vois vraiment aucune raison de ne pas te lancer!

  73. Bonjour L ! Ici je crois que nous sommes plusieurs à avoir eu ces doutes, et je me retrouve beaucoup dans ton commentaire. Je crois avoir été dans à peu près le même état d’esprit avant d’arrêter la pilule(et j’avais 27 ans aussi !). Aujourd’hui maman depuis bientôt 5 ans, je rejoins Pauline sur l’avis du « après » ; mon fils aussi est mon « feuilleton préféré », et « malheurs et bonheurs s’équilibrent, c’est la vie ».
    Par contre on ne saura qu’en faisant, et selon comment ça se passe. Certes c’est banal d’être parent, mais tellement différent d’une famille à l’autre, d’un ressenti à l’autre ! Comme dit Chocolat  » Et ce qui en ressort c’est toujours la même chose : y’a qu’en ayant un enfant qu’on sait à quelle sauce on sera mangée ! »Je continue les citations : « C’est juste dur d’expliquer à un poisson ce que c’est qu’être un chameau…comme dit Pauline ».
    Car oui l’enfant transforme la vie !
    Car devenir parent ne change pas vraiment ton caractère mais révèle des nouvelles facettes de toi (bonnes …et -bonnes !)
    Car aussi tout ne dépend pas de toi (comme je le croyais assez avant) et de ton couple :
    il y a les circonstances (par exemple : avoir « facilement » l’enfant ou pas, avant même la grossesse, le fait de l’avoir au bout de 2 mois « naturellement’ ou au bout de 8 ans par fiv va déjà modifier ta manière d’être parent; le fait d’être entourés ou pas ; etc …).
    Il y l’enfant en lui-même, plus ou moins « facile » :
    Pendant les 3 premières années ou mon fils ne dormait pas la nuit et était une tornade incontrôlable le jour, où il était tout le temps malade et en train de hurler, je n’aurai pas dit que le bonheur était équilibré avec le malheur, tout était difficile puisqu’on on ne dormait pas et qu’il était difficiiiiiile … Pendant ce temps-là, des amis enchaînaient les bébés calmes et souriants qui dormaient des nuits complètes à 1 mois et étaient malades une fois par an. Notre couple explosait tandis que d’autres étaient plus soudés que jamais.
    Tout semblait simple comme dans une pub pour eux, tout nous semblait compliqué et dur.
    Par contre certains galèrent maintenant, le caractère calme et souriant a laissé place à la rébellion, tandis que de notre côté on progresse tous les jours, on savoure enfin, notre fils nous émerveille (autant qu’il nous énerve parfois quand même) et a plein de fans, il est vif mais plus « incontrôlable », déjà plein d’humour et commence enfin à se détendre, a montrer de la tendresse …A bientôt 5 ans. …On découvre le plaisir d’être parents. Il y a des hauts et des bas comme tout le monde mais de manière bien plus « équilibrée »maintenant. Il a fallu du temps et on a « travaillé » dur pour ça aussi, en se faisant aider.
    J’ai aussi conscience que ça peut à nouveau changer, la vie c’est l’inconnu, aussi. On ne sait pas ce que nous réserve demain. Donc là je savoure.
    En tous cas, on à nouveau des envies, des projets, on a retrouvé nos esprits : j’ai envie de m’en sortir mieux professionnellement aussi pour lui, pour son avenir ; avec son papa, avec qui on a été au bord du divorce pendant les 3 ans de non-sommeil, on a enfin retrouvé notre complicité d’avant (même si des choses ont changé, le manque d’intimité et de temps libre nous pèsent parfois, mais bon on ne peut pas tout avoir…). On a encore des difficultés pour l’éducation mais au fur et à mesure que l’ambiance se détend on arrive mieux à discuter et à se mettre d’accord. Attention à cela d’ailleurs : ici on avait et avons toujours des valeurs semblables, mais l’histoire de chacun (sa propre enfance notamment) ressort bizarrement quand on est parents, ce qui peut changer la donne. Mon mari a eu une histoire difficile avec son père petit et je pense que cela ressort parfois dans des réactions exagérées qu’il peut avoir avec son fils, malgré lui. Il est difficile de donner ce qu’on a pas reçu, ai-je lu quelque part. C’est vrai.
    En gros on est d’accord sur les valeurs mais pas la manière de les inculquer.
    La différence entre la théorie et la pratique quoi !
    La morale de tout cela je crois est d’avoir à l’esprit que c’est une sacré aventure, et que des moments peuvent être merveilleux et d’autres très durs (et longs). C’est une ouverture vers une nouvelle dimension de la vie qui n’ a pas son pareil …Je pense que pour certains oui ça peut être un frein au « développement personnel »(par ex un artiste qui aurait besoin de beaucoup de concentration, de temps, pour créer, encore que certains arrivent à conjuguer les deux, voir l’auteure de ce blog!), pour d’autres au contraire ça pourra être un nouveau développement personnel. En fait chez nous ça a commencé a être plus facile quand on a commencé à accepter de lâcher prise, laisser tomber certaines choses pour voir que finalement on peut vivre bien (voir mieux) sans. On a dû accepter de laisser certaines choses pour faire sa place à l’enfant. Ne pas se mettre des œillères et la pression en se disant qu’on arrivera à tout conjuguer car, dernière petite citation : « Tout choix est aussi un renoncement ».
    On gagne de nouvelles choses à être parents, et on en perd …Car il faut donner à l’enfant, consacrer du temps, de l’énergie …Mais c’est une belle « cause » !
    C’est pour ça qu’actuellement « retour à la case départ » pour moi, j’en suis revenue à tes questionnements pour le deuxième. A ceci près qu’à 35 ans je dois commencer à me « dépêcher » de réfléchir. Deux enfants, c’est l’inconnu même pour moi qui en ai un : comment sera ce petit nouveau ? Comment seront mes journées déjà très remplies avec un ? Serai-je cette fois dans la parentalité sereine que d’autres semblent connaitre ou à nouveau dans le chaos ?
    J’ai depuis quelques temps une méthode de contraception qui laisse une toute petite part au hasard, une porte ouverte aussi dans mon esprit donc, et je me dis aussi que si mes règles ne reviennent pas ce sera plié …Je crois que malgré tout moi aussi j’ai ma réponse , …même s’il reste à faire le grand pas, et à voir si dame nature est d’accord !

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